Pourquoi ce blog?

Written by Claude CAMILLI

Bienvenue!

Parlons de paysages. Plus exactement de reconquête de paysages.
Reconquête écologique et esthétiqueEt voyons comment on peut agir…

Mais d’abord, je veux être claire : restauration, réhabilitation, reconquête, réparation de paysages : dans mon esprit il ne s’agit pas d’un retour nostalgique à un quelconque passé !

Les paysages ont toujours évolué et doivent continuer d’évoluer. Ils sont façonnés par les paysans, les architectes, les urbanistes… et bien sûr par chacun d’entre nous…
Mais force est de constater que très souvent ils se détériorent.
Alors je pense que nous leur devons, d’urgence, toute notre attention.
Bien sûr, il faut réagir quand il y a atteinte au paysage et beaucoup d’associations le font, souvent même avec opiniâtreté. Mais il ne faut pas nier qu’il y a aussi des reconquêtes. Et s’il est légitime de dénoncer les saccages qui se banalisent, je pense utile de valoriser les reconquêtes réussies. La bonne nouvelle est qu’il y en a et qu’elles sont plus nombreuses qu’on ne l’imagine.
Je fais le pari que l’on peut faire appel à la beauté, à l’esthétique et à la restauration de la biodiversité.
Je fais aussi le pari que faire connaître des restaurations exemplaires peut jouer le rôle de levier pour la duplication de bonnes pratiques auprès des décideurs comme auprès de nous tous.
Je fais le pari de l’optimisme !

« Un pays sage restaure ses paysages ».

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2 thoughts on “Pourquoi ce blog?

  1. Bonjour
    Je suis tombé sur votre blog en recherchant le lieu-dit Les Verroux sur la commune de Merle-Leignec. Pourquoi cette recherche? Parce que
    je fais une étude sur l’étymologie de Vouroux (ancien Vorogio de la table de Peutinger datant du 4ème siècle) . Je cite quelques mots de cette étude qui vous montreront le rapport : « exemples trouvés dans le commentaire de tel ou tel texte  : « Villa Vorocio (les Verroux, comm. de Merle) » et « par[oisse] de Verroux, al[ias] Vouroux »). » En fait ces deux Verroux sont des formes déformées de ce qui était autrefois « Les Veyroux » ou « Aux « Véroux » (source : dictionnaire topographique du département de la Loire). Et voilà (nouvelle citation de mon étude) les sens qui se cachent sous ces formes : ‘salix caprea’ [saule des chèvres / saule marsault],’obier’, ‘viorne’, ‘aune vert’, ‘saule’, ‘branche du saule cendré’, ‘osier / baguette d’osier / broussailles des lieux marécageux’, ‘oseraie’, ‘osier rouge’, ‘esp[èce] d’osier’, ‘bruyères qui poussent au bord des rivières’, ‘broussailles au bord des ruisseaux’, ‘baguette souple pour fouetter’, ‘ivraie’ [j’ajoute ici : source : FEW ; pour en savoir plus sur cet ouvrage, faire la requête |Wartburg FEW Wikipedia|]. Si l’on excepte ce dernier exemple « vorge „ivraie“ » dont je vais reparler, nul besoin d’être botaniste pour voir que (mis à part certains emplois où le mot baguette restreint l’image associée au lexème, par exemple quand le mot ʋǫrzə peut prendre concurremment comme sens ‘osier’, ‘baguette d’osier’, ‘broussailles des lieux marécageux’), le sens global est celui d’espèce arbustive aux rameaux souples tendant à fléchir vers le sol et par là-même à former des fourrés. En gros le sens des anciennes formes de Verroux est « la brousse ». Compte tenu de votre passion pour les paysages, pourriez-vous me dire si cette interprétation pouvait (au moins autrefois) convenir à l’environnement des Verroux (sic !).
    Bien à vous et félicitations pour le fond (la cause défendue) et la forme (artistique) de votre blog.
    J.F. (jean.franville@wanadoo.fr), habitant à 55100-VERDUN

    • Claude CAMILLI says:

      Bonjour,
      Je vous remercie beaucoup pour votre long commentaire que je trouve fort intéressant ainsi que pour votre remarque à propos de mon blog.Votre interprétation me paraît tout à fait plausible en ce qui concerne l’environnement des Verroux, hameau de Merle-Leignec.En effet, sur le territoire de la commune de Merle-Leignec, on trouve la présence du Saule fragile, de l’Aulne glutineux qui a besoin d’un sol humide, de la Callune, du Genêt à balai entre autres. La présence de « brousse », de rameaux souples était donc quasi certaine. Des broussailles, il en existe encore actuellement évidemment.Votre question m’interpelle et comme je suis en train de traverser la France à pied (voir « fugue pédestre » sur le blog: partie du nord de Strasbourg, je suis actuellement arrivée vers le Haut-Languedoc), je me demande combien de lieux « Verroux » ou « Veyroux », etc, j’ai pu côtoyer au cours de cette marche… si j’en ai côtoyés. Ce nom ne m’est évidemment pas inconnu. Pour la suite de cette marche, j’y serai attentive!En regardant  simplement sur Google Maps, je trouve un autre « les Verroux » aux confins de la Haute-Saône et de la Haute Marne à côté de Chauvirey-le-Châtel.
      Je trouve également « le Veyroux de Longefaye » vers Lamastre en Ardèche (sans aller sur place je présume que la bruyère est présente). Mais vous avez sûrement fait des recherches dans ce sens.Je ne manquerai pas de vous tenir informé si je tombe sur des lieux ou des liens qui peuvent vous intéresse.
      Bien cordialement.
      Claude Camilli
      PS est-il indiscret de vous demander pourquoi vous vous penchez sur cette étymologie?

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