Diagnostic paysager et écologique de la commune de Coucouron par Léa Jugnet et Tamara Bonnaveira en 2018

Written by Claude CAMILLI

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Introduction

 

Nous sommes deux étudiantes en BTS gestion et protection de la nature : Tamara Bonnaveira et Léa Jugnet. Cette synthèse est le compte-rendu de notre stage au sein de l’association Paysages Reconquis, encadré par Claude Camilli. Celui-ci s’est déroulé à Coucouron aux mois de juin et juillet 2018. Notre mission était d’effectuer un « diagnostic écologique et paysager » de la commune. Pour cela, nous avons parcouru toute la commune et rencontré de nombreux acteurs locaux.

Les paysages et leur écologie sont très importants puisqu’ils sont tout simplement notre cadre de vie, notre « chez-nous ». Cela est exprimé au niveau réglementaire depuis 2000 dans la Convention européenne des paysages (https://paysagesreconquis-monblog.com/3951-2/). Voici la définition   de   paysage   qu’on   y   trouve :   «   Le  terme « paysages » désigne une partie de territoire telle que perçue par les populations, dont le caractère résulte de l’action de facteurs naturels ou humains ou les deux et de leurs interrelations ».

En clair, pour nous, le paysage se définit par quelque chose de très large qui englobe non seulement les bâtiments, la végétation mais toute la vie qu’il y a autour. Il dépend de tous les acteurs présents sur la commune et des activités qu’ils y exercent, qu’elles soient agricoles, industrielles, administratives ou de loisir. Ainsi, en plus d’analyser le paysage « statique », nous parlerons des zonages de protection, de l’agriculture, de la chasse, de la pêche (qui joue un rôle important dans la protection des milieux aquatiques), mais aussi de quelques sites remarquables proches de la commune… Nous essayerons également en dernier lieu de dresser une liste (non exhaustive) des espèces animales et végétales que nous avons pu croiser ou dont les personnes que nous avons rencontrées nous ont parlé. Mais pour commencer, nous allons vous présenter le village de Coucouron dans lequel notre stage a eu lieu.

Carte du département de l’Ardèche

Carte de la commune de Coucouron

I    – Contextualisation : Coucouron, un village ancré au sein du plateau ardéchois

1  – Histoire du village

La commune de Coucouron, se situe sur le haut plateau ardéchois (07) dans la région Auvergne-Rhône-Alpes à une altitude de 1 200 mètres. Elle possède une superficie de 23,9 km2 et se place aux confins de trois départements Ardèche, Haute-Loire et Lozère. Elle se situe également proche du Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche avec lequel elle collabore sur certains projets. Coucouron, ses hameaux et ses lieux-dits (Villeverte ; Montlaur ; Montmoulard ; Olpillières ; Fredmeysous ; Chabanes ; Malevielle ; Espinassac…) possèdent à l’année environ 850 habitants. Au dernier recensement elle possédait 354 résidences principales pour 289 secondaires. Elle fait partie de la communauté de commune de la Montagne d’Ardèche.

Son paysage est dessiné en grande partie par son activité agricole, mais également par sa forêt et son lac. Ce charmant petit village d’Ardèche est aussi dynamique avec la présence de deux écoles, une micro-crèche, un centre-aéré, une maison de retraite, un médecin, un orthophoniste, un kinésithérapeute, une pharmacie, une banque, le siège de la communauté de commune, , une esthéticienne, une coiffeuse, des commerces de proximité (huit à huit, boulangerie, fromagerie, boucherie, tabac presse), bars, hôtels restaurants, camping mais aussi une bibliothèque, un stade, des salles communales, une caserne de pompiers et de nombreux autres artisans …

Le nom de Coucouron tient son origine de « cuc » : pointu (le redoublement du mot indique un pluriel) et de « ron » : colline. Le parler ardéchois de Coucouron a conservé le mot “ron” pour désigner une colline ou une petite montagne. Le village de Coucouron existe depuis plus de 700 ans. Peuplé à son apogée de 1 236 habitants, Coucouron en compte aujourd’hui environ 850. Le village fût le berceau de la puissante famille féodale de Montlaur, qui établit son castel au hameau portant le même nom dont il reste encore des vestiges. Au Moyen-Âge, cette famille régnait sur un domaine qui s’étalait entre le Velay, le Gévaudan, le Vivarais et l’Auvergne. Montlaur était alors le centre d’activité, là où se regroupaient le plus d’habitants. Autrefois la commune portait la dénomination de Valmont, toponyme sous la révolution française. Le village est marqué l’hiver par ses températures pouvant descendre très bas et par la burle (vent) qui forme des congères pouvant être très impressionnantes pour qui n’y est pas habitué. La neige peut tomber de novembre à avril avec des congères pouvant atteindre les 3 mètres. Le record de température est de -24°C à Issanlas commune limitrophe de Coucouron.

2  – Le village en images

Le marché de Coucouron est un grand marché dynamique l’été qui a lieu tous les mercredis matin.

Le camping de Coucouron est un camping municipal 2 étoiles qui offre à la réservation des emplacements libres et des chalets.

Le lac de Coucouron a été créé en 1978 avec une superficie de 14 ha. C’est un lieu de loisir et de détente (snack, jeux pour enfant,pédalos…). Un chemin a également été aménagé tout autour du lac, doublé d’un parcours de santé pour les plus motivés. Un vaste espace en retrait du lac est aménagé pour les camping- cars qui souhaitent faire escale. La pêche peut aussi y être pratiquée.

Le plot de la Laoune est un ancien volcan strombolien depuis lequel on peut observer le magnifique paysage de Coucouron. Si la moitié du plot est recouvert par la forêt, l’autre moitié est occupée par des parcelles agricoles juxtaposées s’étirant de bas en haut, lui donnant un aspect strié.

Place de la mairie

Bassin près de l’église

L’église

Le parc

Les nouveaux lotissements

Les anciens bâtiments

Gérentes

Fromagerie de la Laoune

 

 

Le centre aéré, la micro-crèche, la résidence de la Laoune et les gîtes se trouvent sur le plot de la Laoune

Zone industrielle

Déchetterie

3-    Ses spécialités

Les spécialités de Coucouron sont tout d’abord ses fromages : le Goudoulet, fromage de vache au lait cru et le Coucouron, fromage à pâte molle au lait de vache. Il ne faut pas oublier la Maôche, panse de cochon farcie à la pomme de terre et aux choux, cuite très longtemps à l’eau qui se fête le dernier samedi du mois d’octobre. Et enfin, la Caillette, petit pâté de viande de porc aux herbes. La charcuterie y est très présente sous toutes ses formes.

4– La CCMA, une Communauté de Communes pas comme les autres

La Communauté de Communes Montagne d’Ardèche (CCMA) compte 29 communes pour 5 125 habitants. Elle regroupe trois anciennes communautés de communes (Entre Loire et Allier, Sources de la Loire ; Cévennes et montagnes d’Ardèche) depuis la loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République)  et la dérogation zone de montagne qui impose un seuil minimum de 5000 habitants pour former une intercommunalité. C’est un territoire ouvert sur plusieurs grandes villes telles que Mende, Aubenas et le Puy mais qui connaît une perte démographique continue. La CCMA ne possède que  cinq centres de secours et d’incendie et malheureusement plus que deux médecins généralistes âgés de plus de 62 ans. Néanmoins son patrimoine naturel est exceptionnel avec de nombreuses possibilités de randonnées à pied, à cheval, à VTT ou encore à chien de traîneau l’hiver !

Son économie est basée sur l’agriculture, le tourisme, l’artisanat agro-alimentaire, le bâtiment et le développement des énergies renouvelables.

L’agriculture est orientée vers l’élevage bovin (essentiellement pour le lait et la viande avec le Fin gras du Mézenc) mais aussi caprin et ovin. La vente directe est en développement. L’enjeu majeur de l’agriculture est de renouveler les générations car dans 5 ans 40% des exploitations devraient cesser leur activité.

Le tourisme se développe grâce à son patrimoine naturel exceptionnel, la présence de l’unique station de ski alpine du département (La croix de Bauzon), ses sources thermales et son patrimoine historique.

Territoire de la CC Montagne d’Ardèche

Chiffres de la centrale de Montpezat

Le territoire de la CCMA se démarque aussi par son développement des énergies renouvelables avec trois gros barrages sur la Loire pour ce qui est de la ressource hydroélectrique (la Palisse, le Gage et le lac d’Issarlès). L’énergie est gérée par une seule centrale à Montpezat. Le parc éolien de la CCMA se compose de 64 éoliennes produisant au total 64 Mw. Certains projets tentent de voir le jour mais l’opposition aujourd’hui mieux coordonnée rend la tâche difficile. On se tourne donc vers le repowering qui consiste à améliorer les éoliennes déjà en place. On remplace les pales par des nouvelles, plus grandes, ou on augmente la hauteur du mat pour accroître la productivité. Il existe aussi un projet pour l’énergie solaire. L’Ardèche possède un très bon taux d’énergie propre avec un très bon ratio entre l’énergie consommée et l’énergie produite.

La CCMA est donc une communauté de communes active qui vise le maintien et l’accueil de nouvelles populations, et s’emploie à l’organisation des mobilités intra-territoriales dans un cadre de développement durable.

II– Un paysage agricole et forestier sur une terre volcanique

1– Analyse du paysage

Ce qui domine le paysage à Coucouron, ce sont ses champs, entièrement fleuris au début de l’été ; ses forêts, pour la plupart dominées par les conifères ; ses hameaux disséminés ; son lac et ses nombreux cours d’eau, sans oublier le plot de la Laoune.

Pour l’analyse du paysage, nous nous sommes basées sur la grille d’analyse élaborée par notre maître de stage Claude Camilli (https://paysagesreconquis-monblog.com/grille-danalyse- de-paysages/). Selon elle, les 10 points essentiels pour juger de la dégradation d’un paysage sont :

  • publicité excessive
  • urbanisation à outrance
  • décharge sauvage
  • bâti abîmé/à l’abandon
  • manque d’espaces verts
  • haies de thuya
  • dégradation invisible (pollution, pesticides)
  • grands parkings
  • pollution auditive
  • propriétés négligées
  • terrains vagues en friche

En raison de sa ruralité, la commune de Coucouron est relativement bien conservée. On ne trouve pas de friches, de décharges ou de publicité excessive.

L’urbanisation est contrôlée par la commune, en effet, grâce à la loi montagne, on ne peut construire de nouvelle habitation à plus de 100m d’une autre habitation.

Il n’y a pas de PLU valide mais une carte communale qui nous montre que la politique de la commune tend à réduire l’étalement urbain en réduisant par exemple la taille des terrains constructibles vendus. Elle tend également à réduire l’étalement des hameaux pour concentrer les nouveaux logements dans le centre bourg : Coucouron.

On peut effectivement constater la construction de lotissements ces dernières années. Ceux-ci restent de taille modérée et le style des maisons ne jure pas avec les anciens bâtiments, empêchant ainsi la banalisation du paysage qu’apporte généralement ce genre d’aménagement. Avec ces lotissements, la commune espère attirer de jeunes ménages pour se dynamiser et pallier la déprise agricole.

Coucouron nous révèle aussi son église romane Saint-Martin (XIIème   siècle) avec un clocher à peigne classé monument historique. Dans un périmètre de 500m il est donc obligatoire de respecter le « style » des anciens bâtiments et de consulter les architectes des bâtiments de France pour toute modification. Le bassin devant l’église a récemment été rénové, la commune prend soin de son patrimoine.

Hormis quelques bâtiments inhabités qui se détériorent peu à peu, les propriétés sont bien entretenues et on voit encore peu de haies de thuyas qui, lorsqu’elles sont trop nombreuses, barrent totalement le paysage.

La commune prend également très au sérieux le traitement des eaux usées. En effet de nombreuses habitations possèdent des installations individuelles (fosse septique ou autre) souvent vétustes et loin d’être aux normes. Elle encourage leur rénovation et leur modernisation en commençant par la construction d’une nouvelle station d’épuration.

Un projet de phytoépuration avait également vu le jour avec la fromagerie mais il n’a malheureusement pas abouti. Un travail est aussi fait sur l’enfouissement des lignes électriques.

L’un des points paysagers également très important à Coucouron est le parc éolien. Les éoliennes ne sont pas implantées sur la commune mais sur 6 communes proches (Saint-Etienne-de-Lugdarès ; Lesperon ; Lavillatte ; Issanlas ; Le Plagnal ; Laveyrune), et sont donc visibles de part et d’autre de la commune. Jacques Genest, sénateur-maire de Coucouron est un des élus à l’origine du projet. Malgré la mauvaise image (en termes d’esthétique) à laquelle leur construction a dû faire face, elles sont relativement bien intégrées aux paysages et ne semblent pas le défigurer. Cette question reste cependant subjective…

Le seul endroit qui ne rend pas grâce au paysage est la zone industrielle, avec notamment la déchetterie et le stockage de matériaux, mais cela reste un espace restreint et peu visible.

En outre, lors de nos nombreuses balades nous avons pu constater que certains chemins n’existaient plus faute d’entretien, et que de nombreux murets de pierre bordant les chemins et les champs étaient totalement écroulés. Nous avons également noté quelques cabanons abandonnés, mais, un point positif, l’aménagement d’un parcours de santé autour du lac.

Voici maintenant 10 critères témoignant de la bonne santé écologique d’un paysage :

  • biodiversité importante
  • peu ou pas d’espèces invasives
  • présence d’espèces régulatrices
  • présence d’espèces spécialisées
  • zone humide et rivière peu, voire pas polluée
  • pratique agricole positive pour la biodiversité
  • peu d’espèces exotiques dans les espaces verts publics
  • pas de haie de thuya dans les habitations
  • pratique raisonnée de la chasse et de la pêche
  • pas de plantation d‘arbres parfaitement alignés en futaie

Coucouron possède effectivement une biodiversité importante qui lui a valu la délimitation de 6 ZNIEFF au total ! L’air y est relativement pur et exempt de toute pollution comme l’a montré, selon la communauté de communes, une étude médicale sur Sainte-Eulalie (une commune proche).

Le seul endroit qui ne rend pas grâce au paysage est la zone industrielle, avec notamment la déchèterie et le stockage de matériaux, mais cela reste un espace restreint et peu visible.

En outre, lors de nos nombreuses balades nous avons pu constater que certains chemins n’existaient plus faute d’entretien, et que de nombreux murets de pierre bordant les chemins et les champs étaient totalement écroulés. Nous avons également noté quelques cabanons abandonnés, mais, un point positif, l’aménagement d’un parcours de santé autour du lac.

Voici maintenant 10 critères témoignant de la bonne santé écologique d’un paysage :

  • biodiversité importante
  • peu ou pas d’espèces invasives
  • présence d’espèces régulatrices
  • présence d’espèces spécialisées
  • zone humide et rivière peu, voire pas polluée
  • pratique agricole positive pour la biodiversité
  • peu d’espèces exotiques dans les espaces verts publics
  • pas de haie de thuya dans les habitations
  • pratique raisonnée de la chasse et de la pêche
  • pas de plantation d‘arbres parfaitement alignés en futaie

Les rivières et les zones humides sont également en très bon état. De par sa situation en altitude et en tête de bassin on trouve très peu d’espèces invasives ou exotiques. On peut noter cependant la présence de l’écrevisse américaine et de la renouée du japon (peu virulentes).

L’agriculture utilise peu voire pas du tout de pesticides ou de produits phytosanitaires. Les seules pollutions sont d’origine organique avec les déjections des troupeaux qui viennent s’abreuver. La communauté de communes en collaboration avec le SICALA (syndicat intercommunal d’aménagement de la Loire et de ses affluents) finance des systèmes d’abreuvement en retrait de la rivière pour éviter les déjections et le piétinement des berges.

Comme dit précédemment il y a peu de haies de thuyas qui n’abritent aucune biodiversité et sont donc néfastes pour l’écologie. Dans ce petit village rural, les gens sont restés pour la plupart proches de la nature et plus respectueux de celle-ci. La chasse et la pêche ne sont pas un obstacle à l’épanouissement de la biodiversité.

Néanmoins une grande partie de la forêt a été plantée, donnant lieu à de vastes futaies monospécifiques. Or, une flore spécifique entraîne une faune spécifique. C’est un réel frein pour la biodiversité et une homogénéisation du paysage qui le banalise…

2  – La forêt

La surface boisée de la commune de Coucouron est de 608 ha pour une surface totale de 2 447 ha, soit un taux de boisement de 25%.

90% de la forêt est privée, elle est partagée entre 343 propriétaires. La forêt publique est gérée par l’ONF (Office National des Forêts). Pour ce qui est de la forêt privée, c’est aux propriétaires d’en décider sa gestion. Cependant le Centre Régional des Propriétaires Forestiers (CRPF) informe et conseille les propriétaires qui le souhaitent. Sur le territoire, il existe l’ASLGF de la montagne ardéchoise (Association Syndicale Libre de Gestion Forestière) qui regroupe les propriétaires. Avec un plan simple de gestion concerté (PSG) il permet de regrouper la gestion des parcelles avec un gestionnaire forestier et un programme de coupe et travaux commun. Pour la mise en œuvre de la gestion, les propriétaires s’adressent directement soit à des exploitants, soit à des coopératives forestières, soit à des experts forestiers.

La majeure partie de la forêt de Coucouron a été plantée, on peut donc voir de grandes futaies monospécifiques, très alignées, très géométriques. Elle est dominée par les conifères mais on trouve aussi quelques hêtraies et des hêtraies- sapinières. Certains conifères ont même été plantés jusqu’au bord des cours d’eau, ce qui n’est pas sans impact. En effet, les racines de conifères ne sont pas très profondes et retiennent très mal les berges. De plus ils acidifient le sol et l’eau, modifiant ainsi l’écologie du milieu.

D’une manière générale, la forêt de la montagne ardéchoise est composée à 28% de pins sylvestres, 25% de sapins épicéa et 24% de hêtres. Sur la commune on trouve aussi beaucoup de sapin blanc. On trouve également de l’érable sycomore, du tremble (ou peuplier tremble), du sureau, des sorbiers, du genévrier et plus proches des cours d’eau, des saules et du frêne. Lorsqu’on se promène, on voit en outre des landes de ligneux bas. Elles sont composées principalement de genêts à balai ou de genêts purgatifs et de quelques églantiers. (Le genêt purgatif était autrefois utilisé sur le plateau pour faire les toits des maisons).

3 – Le volcanisme

De façon générale,le plateau est recouvert d’un ancien socle (Hercynien). Ce socle est le dôme du Velay, il est constitué en grande partie de migmatitiques (roche métamorphique) et de granites (roche plutonique magmatique). Une couverture sédimentaire le recouvre de façon discontinue. Le substratum est très imperméable, mais des nappes souterraines existent grâce à des failles ou des cassures. Ce sont ces conditions qui expliquent la présence en nombre de zones humides et tourbières sur le plateau. Les sols y sont peu à moyennement différenciés sur les roches métamorphiques et les autres sols ont été largement modifiés par l’agriculture qui leur a donné une composition argileuse.

Il existe diverses sortes de basaltes dont les caractéristiques sont liées au contexte géodynamique de leur lieu de mise en place. Ceux du massif central sont des basaltes “alcalins”. Ils sont riches en sodium et potassium. Alors que les terrains métamorphiques sont peu fertiles, l’altération des basaltes alcalins aboutit à la formation de sols relativement riches car ils contiennent du potassium et du phosphore. En général, sur le socle, dit sol acide (granites, roches métamorphiques…), poussent des genêts, des bruyères, des châtaigniers… Les coulées basaltiques ont plutôt tendance à voir des vergers.

Si la mise en place des sucs du plateau ardéchois a peut-être été accompagnée d’éruptions pliniennes (explosions dévastatrices qui mêlent roches, lave et gaz), près de Coucouron on trouve surtout des volcans stromboliens. Ce type de volcan produit des explosions qui projettent des scories mais également des coulées de laves plutôt épaisses.

On trouve également des maars (terme allemand qui signifie cratère) comme le lac de Coucouron. C’est en fait un maar oublié, c’est la construction du barrage qui a permis sa reconstitution et ainsi fait passer l’ancien cratère de maar en tourbière puis en lac. Les maars se forment dans les régions enrichies en sources par contact entre l’eau infiltrée et le magma. Coucouron possède une situation géographique exceptionnelle puisqu’il est possible dans un rayon de 10 kilomètres d’observer trois des quatre provinces volcaniques que comprend le quart Sud-Est du Massif central. Coucouron est situé au cœur du volcanisme très riche de la province de Devès.

Sur le territoire de la commune on peut trouver plusieurs volcans stromboliens et leurs coulées basaltiques comme la Laoune et Montlaur.

Le volcan de Montlaur nous montre l’érosion que peut subir un volcan strombolien de plus de 2 millions d’années. Le rocher de Montlaur se situe à la verticale de l’ancienne cheminée. Ce site présente de remarquables projections stromboliennes contenant de nombreuses bombes volcaniques.

III– La nature protégée par de nombreux zonages

Le plateau ardéchois ayant des écosystèmes plutôt fonctionnels et peu dégradés, la gestion s’oriente plutôt vers de la préservation avec notamment Natura 2000 qui permet de passer des contrats avec les agriculteurs (ou autres intervenants).

L’ENS, l’Espace Naturel Sensible, géré par le département, permet plutôt la valorisation. Sa désignation permet d’apporter des fonds.

Les ZNIEFF quant à elles sont des outils de connaissance, elles permettent de signaler la présence d’une faune et/ou d’une flore remarquable.

Les principaux objectifs sont de restaurer la continuité écologique, compléter les inventaires et faire de la communication et de la sensibilisation.

1  Les ZNIEFF

La commune est recouverte par une ZNIEFF de type II et possède 5 ZNIEFF de type I. Une Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique est une zone présentant de fortes capacités biologiques et un bon état de conservation. Leur inventaire a commencé en 1982. Une ZNIEFF de type II est un grand ensemble naturel riche et peu modifié, offrant des potentialités biologiques importantes. Une ZNIEFF de type I est un secteur de grand intérêt biologique ou écologique.

a – ZNIEFF de type II HAUT BASSIN DE LA LOIRE ET PLATEAU ARDECHOIS      (Identifiant national : 820002685)

« Le Velay oriental est fortement marqué par les traces d’un volcanisme caractérisé par la nature particulière de ses laves, essentiellement alcalines, et les cicatrices d’épisodes explosifs (Suc de Bauzon, Lac d’Issarlès ou Vestide du Pal, cette dépression correspondant au plus vaste « maar » d’explosion européen…). Au sud-ouest du massif du Mézenc, marqué par un climat un peu moins rigoureux et froid que ce dernier, cet ensemble naturel associe des milieux très contrastés. De nombreuses tourbières (abritant des plantes aussi remarquables que la Ligulaire de Sibérie) parsèment les hauts bassins versants de cours d’eau de grande qualité, parmi lesquels la Loire. Le Schéma Directeur d’Aménagement et de gestion des Eaux du bassin Rhône-Méditerranée-Corse (SDAGE) souligne tout particulièrement l’intérêt de ce secteur en tant que biotope de la Loutre. La richesse de ce patrimoine biologique est retranscrite par de nombreuses zones de type I, délimitant les espaces abritant les habitats ou les espèces les plus remarquables, et souvent fortement interdépendantes en termes de fonctionnement (zones humides en particulier, dont les tourbières localement baptisées « narces », cours d’eau…). Le zonage de type II, outre l’importance de ces corrélations, souligne particulièrement les fonctionnalités naturelles liées :

  • à la préservation des populations animales ou végétales, en tant que zone de passages et zone d’échanges entre les deux bassins hydrographiques pour certaines espèces liées aux milieux humides (telles que la Loutre), zone d’alimentation ou de reproduction (en particulier pour des poissons tels que le Chabot, des crustacés parmi lesquels l’Écrevisse à pattes blanches, de nombreux insectes (notamment parmi les libellules –bien représentées ici, avec certaines espèces à répartition méridionale comme l’Agrion blanchâtre – et les papillons inféodés aux zones humides), des oiseaux parmi lesquels le Milan royal, des batraciens tels que le crapaud Sonneur à ventre jaune)
  • au régime hydraulique en ce qui concerne les zones humides, dont des tourbières (expansion naturelle des crues, ralentissement du ruissellement, soutien naturel d’étiage, autoépuration des eaux).

Ce zonage traduit également la sensibilité d’un haut bassin versant riche en sources, qui alimente un ensemble de zones humides et de cours d’eau abritant des espèces remarquables dont certaines très sensibles (Loutre, Écrevisse à pattes blanches, Ombre commun…), et appartenant au bassin de la Loire comme à celui du Rhône. Il s’agit également d’une unité paysagère remarquable, qui présente également un intérêt géomorphologique majeur (témoins du volcanisme explosif). »

b – ZNIEFF de type I

Les 5 ZNIEFF sont :

  • Bassin de la Langougnole (Identifiant national : 820031004)
  • Gage et la Loire en aval des barrages (Identifiant national : 830020538)
  • Haut-bassin de la Méjeanne (Identifiant national : 820030983)
  • Tourbière de pré Plot (Identifiant national : 820030585)
  • Rivière de la Langougnole en aval du moulin de Blanc (Identifiant national : 820030984) Pour les 4 premières, l’enjeu majeur est les tourbières. Ainsi on peut lire sur le site de l’INPN :

 

“Le bassin de la Langougnole ainsi que « Gage et la Loire en aval des barrages », « Haut-bassin de la Méjeanne » et « Tourbière de pré Plot » se composent d’un vaste ensemble de zones humides connectées par le réseau hydrographique. On y observe une grande diversité des milieux humides : tourbières boisées, « tremblants », prairies humides, tourbières hautes ou « haut-marais ». Les hauts-marais, en particulier, se forment grâce à l’action de mousses spécifiques, les sphaignes. Tandis que croît la partie supérieure de la mousse, sa partie inférieure périt et se transforme en tourbe. C’est ainsi que se forme lentement une épaisse couche de tourbe, qui s’élève au-dessus de la nappe phréatique. Ces conditions variées expliquent la présence d’une flore riche, avec de nombreuses plantes protégées comme par exemple la Laîche des bourbiers, le Rossolis à feuilles rondes, le Rubanier émergé… La faune présente également un grand intérêt. La Loutre et la Crossope aquatique sont bien implantées. Le peuplement d’amphibiens est varié, avec des espèces rares comme le Triton alpestre. Les oiseaux les plus remarquables nichent dans les zones humides et les milieux ouverts. Soulignons la présence de la Marouette de Baillon, de la Pie-grièche grise, du Busard cendré ainsi que l’importance des populations de Pipit farlouse et de Tarier des prés. Les bois de Pin sylvestre en périphérie permettent la reproduction du Pic noir et de plusieurs espèces de rapaces diurnes (Bondrée apivore, Circaète Jean-le-Blanc…). Ces derniers viennent volontiers chasser sur les zones humides. Près de trente espèces de libellules ont  été observées  dont certaines très rares en Ardèche comme l’Agrion hasté connu sur un seul site dans le département. Parmi les papillons diurnes, l’abondance du Moiré ottoman, espèce à répartition très limitée en France, mérite d’être signalée ainsi que la présence de plusieurs espèces protégées (Azuré des mouillères, Damier de la Succise).”

“Ce vaste ensemble de cours d’eau […] est remarquable pour les espèces aquatiques. L’Ecrevisse à pattes blanches occupe essentiellement les petits cours d’eau. Le crapaud Sonneur à ventre jaune semble apprécier les vasques situées sur les berges rocheuses. Localement abondant sur le cours de la Loire et du Gage, il mériterait d’être recherché sur d’autres rivières. La Loire abrite un peuplement de libellules intéressant avec des populations importantes de Gomphe à pinces, et la présence d’espèces rares à cette altitude comme l’Agrion blanchâtre ou l’Aeschne paisible. Les cours d’eau coulent le plus souvent dans des vallées encaissées dont les versants sont en outre favorables à la nidification du Circaète Jean-le-Blanc ou du Grand corbeau.”

La dernière ZNIEFF, Rivière de la Langougnole en aval du moulin de Blanc, est un peu différente puisque située à moyenne altitude sur substrat basaltique et relief accidenté. L’Asaret d’Europe couvre sur une grande surface l’éboulis boisé du haut du versant ; une station de Perce-neige est installée sous des noisetiers, près de la rivière. Des falaises et des éboulis trouent le couvert ligneux et bordent la rivière ; la Joubarbe toile d’araignée et les saxifrages faux-hypne et paniculée croissent dans les falaises inférieures.

2  – Natura 2000, Loire et ses affluents (FR8201666)

 

“La Loire et ses affluents forment un réseau hydrographique complexe. Les faibles dénivelés augmentent la surface des innombrables zones tourbeuses en tête de bassin. Les milieux tourbeux, particulièrement bien représentés ici, sont des habitats originaux avec un cortège typique d’espèces de mousses, fougères, plantes à fleurs, mais aussi d’amphibiens, reptiles, papillons, libellules. Outre leur intérêt patrimonial, les tourbières par leur pouvoir de rétention d’eau participent à la régulation des débits des cours d’eau.

Classe d’habitats et pourcentage de couverture :

  • Eaux douces intérieures (Eaux stagnantes, Eaux courantes) 10 %
  • Marais (végétation de ceinture), Bas-marais, Tourbières, 20 %
  • Landes, Broussailles, Recrus, Maquis et Garrigues, Phrygana 20 %
  • Prairies semi-naturelles humides, Prairies mésophiles améliorées 45 %
  • Forêts caducifoliées 5 %

Vulnérabilité : La circulation même de l’eau au niveau du réseau de zones humides nécessite une haute surveillance. L’assèchement des nombreuses tourbières est à surveiller, voire à endiguer. Les prairies et pelouses nécessitent le maintien de l’ouverture du milieu. Au niveau du bois de Bauzon, le Hêtre est en déclin.

Instruments contractuels, règlementaires et financiers (à envisager) :

  • Contractualisation avec les propriétaires pour éviter le drainage et limiter l’emploi de pesticides.
  • Remise en eau de certaines zones dans le cadre d’un contrat de rivière.
  • Recours au Fonds de Gestion de l’Espace Rural”

 

3  – ENS, Tourbières et ruisseaux à Loutre

L’ENS (Espace Naturel Sensible) des tourbières et ruisseaux à loutre de Coucouron regroupe les communes de Coucouron, Issanlas, Lachapelle-Graillouse, Lanarce, Lavillatte, Le Plagnal, Lesperon et Saint-Alban-en-Montagne pour une surface de 116 km2. Il a été désigné depuis 2001 par le conservatoire des espaces naturels de Rhône-Alpes mais n’a été activé que cette année. Chaque ENS activé est doté d’un programme d’actions de 3 à 6 ans qui permet un financement départemental. Un équilibre doit être respecté entre les trois axes : préservation, accueil du public et animation. L’ENS de Coucouron a un rôle majeur à jouer dans la protection des busards puisque, dans le département de l’Ardèche, « l’espèce est connue uniquement sur le Coiron et le plateau ardéchois » (Agir pour le Biodiversité (LPO) Ardèche, 2016). En 2015, 22 busards ont en effet pris leur envol sur trois communes, Coucouron (13), Lachapelle- Graillouse et Issanlas contre 26 pour les autres communes du plateau ardéchois et du Coiron.

Sur le site, 41 espèces menacées ont été identifiées et 7 milieux pouvant les accueillir ont été recensés :

  • Les forêts anciennes et humides de feuillus
  • Les forêts anciennes et humides de conifères
  • Les forêts  ouvertes humides
  • Les milieux ouverts humides
  • Les milieux ouverts secs
  • Les cours d’eau
  • Les zones humides et tourbières

 

Voici les objectifs de l’ENS, tirés du document cadre de gestion rédigé par Robin Paya :

  • Assurer la continuité, le réseau et la fonctionnalité des milieux tout en maintenant voire en améliorant leur bonne qualité
  • S’adapter au changement climatique et s’assurer de la pérennité des milieux
  • Améliorer les connaissances sur les vieilles forêts
  • Identifier, cartographier et suivre l’évolution des habitats
  • Acquérir des connaissances en matière de faune et de flore, en ciblant les espèces menacées et d’intérêt communautaire
  • Développer la concertation, la formation et la communication entre acteurs de l’environnement et partenaires politiques et agricoles notamment
  • Préserver la biodiversité sans compromettre les dynamiques économiques locales
  • Accompagner durablement l’agriculture
  • Développer le partenariat entre les opérateurs publics et les opérateurs privés (forêts, foncier, )
  • Intégrer la population locale aux démarches de sauvegarde mais aussi d’acquisition de données tout en les sensibilisant à l’environnement
  • Intégrer l’Espace de on fonctionnement à la gestion, et ne pas négliger les espaces périphériques

Ces objectifs correspondent en partie avec les objectifs définis dans les DOCOB des sites Natura 2000 B20 (Allier et ses affluents) et B21 (Loire et ses affluents), ce qui est nécessaire pour une cohésion de gestion et une meilleure lisibilité territoriale.

En plus des objectifs purement écologiques, les notions de concertation, de sensibilisation, d’accompagnement et de mise en relation restent prépondérantes.

 

4  – Contrat territorial

Le contrat territorial est un outil financier créé par l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne afin de réduire les différentes sources de pollution et de dégradation physique des milieux aquatiques. Il est conclu pour une durée de 5 ans avec le porteur de projet, les maîtres d’ouvrages et les partenaires techniques et financiers.

Le SICALA (Syndicat Inter-Communal d’Aménagement de la Loire et de ses Affluents) est une collectivité territoriale de Haute-Loire. Il est le porteur de projet de ce contrat territorial. Le

SICALA assure la coordination du contrat via une cellule animation. Il est le principal opérateur des actions de restauration et d’entretien des cours d’eau. Il s’appuie dans ce cadre sur ses équipes d’insertion.

Partenaires majeurs du Contrat territorial, les deux Chambres d’Agriculture (Haute-Loire et Ardèche) ont participé à la construction d’un programme d’actions agricoles suite à une concertation avec leurs ressortissants locaux. Le partenariat avec les organisations environnementales a déjà permis d’aboutir à la mise en œuvre de projets concrets conciliant agriculture et préservation des ressources naturelles.

Les aménagements réalisables sont : les bacs déportés, les pompes à museau et les descentes aménagées. Les bacs déportés sont en plastique ou en béton et peuvent être alimentés par gravité ou par siphon depuis une source. Les pompes à museau sont des pompes mécaniques que les animaux actionnent, elles permettent de pomper 0,5l d’eau jusqu’à 7 m de profondeur. Les descentes aménagées sont des aménagements de berge pour l’accès du bétail aux points d’eau. La pose d’une clôture le long du reste du cours d’eau permet d’éviter son piétinement. Les conditions à réunir sont les suivantes : la parcelle doit être sur le territoire du Haut-Bassin de la Loire ; la parcelle doit être en zone humide ou en bord d’un cours d’eau ; une convention tri-partite doit être signée entre le SICALA, l’exploitant et le propriétaire le cas échéant ; l’acceptation des travaux implique l’exercice gratuit du droit de pêche par l’association locale pendant 5 ans, et enfin le SICALA réalise les travaux.

Ces informations ont été tirées du Contrat Territorial Haut-Bassin de la Loire – Synagri.com

IV– Un territoire dynamique

1  – L’agriculture

La commune est à 63% agricole et la déprise agricole se fait ressentir. À Villeverte (lieu-dit de Coucouron) par exemple, il y a quelques années, il y avait 25 agriculteurs. Aujourd’hui il n’y en a plus qu’un. La commune fait essentiellement de l’élevage bovin (lait et viande), mais possède aussi quelques troupeaux caprins. Le village présente deux fromageries, la petite fromagerie de la Laoune qui vend très localement, et la fromagerie Gérentes qui vend dans tout le département et au-delà puisqu’elle a ouvert un magasin sur Lyon. La commune a également des cultures, notamment céréalières (blé, seigle et hybrides), dont une partie est destinée à l’alimentation des bêtes.

L’agriculture a, à la fois des effets positifs, et des effets négatifs sur l’environnement. En effet, des prairies trop amendées, du lisier s’écoulant dans les cours d’eau, ou, l’utilisation de pesticides entraînent des pollutions et la dégradation ou l’eutrophisation de certains milieux. Néanmoins, le pâturage des troupeaux permet de garder les milieux ouverts : en effet tout milieu ouvert tend naturellement à s’embroussailler puis à devenir une forêt. De plus, par leur broutage différentiel, les animaux favorisent la pousse de certaines plantes et empêchent d’autres de coloniser le milieu.

La topographie et le climat de la région condamnent l’agriculture intensive. Avec la déprise agricole, de plus en plus d’agriculteurs, pour survivre, tentent de changer leurs pratiques, de sortir des sentiers traditionnels. Ils s’orientent vers des pratiques souvent plus respectueuses de l’environnement. Nombre d’entre eux respectaient déjà la charte Natura 2000 de leur propre chef, avant que la zone soit classée.

En échangeant avec un agriculteur nous avons pu constater que nombre d’entre eux ne semblent pas ou très peu informés sur Natura 2000. Pour eux cela reste une source de contraintes avec notamment l’interdiction de labourer et de construire certaines zones, et l’obligation de limiter l’épandage. En effet notre agriculteur souligne que ce métier nécessite qu’on laisse une marge de manœuvre aux agriculteurs car ils souffrent de la forte dépendance aux conditions climatiques et à tout ce qu’elles entraînent. Cependant, cela n’empêche pas cet agriculteur de se préoccuper de l’environnement. Sur 80 ha de surface agricole utile, 4 ha et demi sont cultivés en céréales bio, 10 ha sont en prairies temporaires et le reste en prairies naturelles pâturées par les chevaux, vaches et chèvres.

On trouve plusieurs labels sur le territoire, notamment l’AOP Fin Gras du Mézenc. Celle-ci ne concerne pas directement la commune de Coucouron mais les communes proches, 14 communes en totalité (Les Vastres, Saint-Clément, La Rochette, Borée, Lachamp- Raphaël, Sagnes-et-Goudoulet, Sainte-Eulalie, Fay-sur- Lignon, Chaudeyrolles, Freycenet-la-Tour, Freycenet-la- Cuche, Moudeyres, Les Estables et la Béage) et 14 communes partiellement (Mazet-Saint-Voy, Araules, Champclause,     Montusclat,     Saint-Front,    Laussonne, Monastier-sur-Gazeille,    Présailles,    Issarlès,    Le    Lac d’Issarlès, Cros-de-Géorand, Usclades-et-Rieutord, Saint-Andéol-de-Fourchades, Saint- Martial). Le Fin Gras est une « viande persillée issue de bœufs (30 mois minimum) ou de génisses (24 mois minimum) élevés au foin et à l’herbe sur le terroir du Mézenc et engraissés durant le dernier hiver avec du foin naturel de montagne produit localement. Cette dernière particularité donne en même temps que sa saisonnalité (de février à juin) toute sa typicité au produit ». Cette AOP dépend avant tout de l’altitude qui implique une flore de montagne particulière. Ainsi on retrouve de nombreuses poacées (ou graminées) et fabacées (ou légumineuses) mais aussi du fenouil des alpes, de la violette, de la bistorte, du paturin des sudètes ou de l’alchémille commune. Certaines de ces plantes sont aromatiques et parfument la viande. La race locale ayant disparue, le Fin gras peut provenir de plusieurs races de vache différentes.

La commune est également proche du territoire de l’AOP châtaignes d’Ardèche et en tant que commune ardéchoise fait partie de l’AOP picodon sur le fromage de chèvre.

Sur le plateau ardéchois on trouve également une collecte de lait labélisée bio par la laiterie Carrier et vendu sous les marques “Paysage Bio” et “Bio Prés Verts”.

2  – La chasse

Il y a 76 chasseurs sur la commune dont la moyenne d’âge est de 49 ans. Comme partout, la chasse est réglementée par la fédération départementale et la commune ne signale pas de problèmes majeurs de braconnage.

Les principaux mammifères chassables sur  la commune sont : le sanglier, le lièvre et le chevreuil. Les gros mammifères nécessitent un plan de chasse donné par la fédération de l’Ardèche. Cependant, le sanglier devant être régulé n’en a pas besoin, il fait l’objet de battues administratives. Les principales missions des associations communales sont de tenir le territoire « propre » et de limiter les populations de sanglier. En effet sur le département cette année les dégâts s’élèvent à 750 000 euros.

Il y a peu d’oiseaux sédentaires et des lâchers sont effectués pour la perdrix et le faisan. Parmi les oiseaux migrateurs on peut trouver notamment des bécasses, des bécassines et des cailles. En ce qui concerne les carnivores on note la présence de renards dont les chasseurs essaient de diminuer les populations en raison des dégâts qu’ils provoquent (ils mangent les poules), et de blaireaux bien plus présents depuis 10 ans.

 

3  – La pêche

De par la richesse écologique de ses cours d’eaux mais également pour des raisons économiques, l’Ardèche nécessite un permis spécifique (le permis national ne permet pas de pêcher en Ardèche). Le plateau est un des plus beaux domaines piscicoles de France. L’activité de pêche est très présente sur la commune avec une vente de 700 à 900 permis par an, dont peu délivrés à des femmes au grand dam de l’AAPPMA de Coucouron : Truite du plateau (Association Agréée de Pêche et de Protection des Milieux Aquatiques). De nombreux permis sont des permis touristiques qui restent assez onéreux.

L’association réalise également de la sensibilisation auprès des petits en faisant des animations en collaboration avec les écoles du village. Elle avait créé une petite école de pêche pour, à tout âge, apprendre et découvrir la pêche. Cette dernière aura duré 6 à 7 ans. L’association organise aussi chaque année des trocs et des concours de pêche.

De plus l’association fait des actions d’aménagements avec l’aide de la fédération de pêche de l’Ardèche. Elle aménage notamment des caches à poissons pour recréer un habitat favorable et leur permettre de frayer. Les différents poissons que l’on peut trouver dans les eaux locales sont notamment : la truite fario de souche atlantique, le vairon, le goujon et la loche. Normalement on ne trouve pas de poissons importés car aucun déversement n’est autorisé, excepté dans le lac qui est une eau close grâce à son barrage. Sont donc déversées des truites arc-en-ciel, poissons d’élevage stériles, qui ne risquent pas de perturber la biodiversité. Le lac a été réalisé en 1979 et son écologie a malheureusement commencé à se dégrader 10 ans après. Les truites sauvages ont disparu du lac à cause de la destruction des habitats propices à leur reproduction. En revanche des perches communes, des perches soleil, des carpes miroir, des rotengles, des goujons et des chevennes ont été importés illégalement (uniquement dans le lac).

Lorsqu’elle en a le temps l’association de pêche surveille les cours d’eau et contacte les auteurs d’éventuelles pollutions. Elle les signale à l’ONCFS, l’Office national de la chasse et de la faune sauvage ou toute autre autorité compétente dans les cas nécessaires. L’association a notamment fait remonter que la station d’épuration était abandonnée et polluait la Langougnole. Cet incident a permis de faire avancer les choses avec une meilleure gestion des eaux de la commune aujourd’hui. La réglementation est celle de  tous les cours d’eaux de catégorie 1 d’Ardèche. Une des menaces est bien sûr celle du braconnage mais les seules autorités permettant de véritables contrôles et le respect de la réglementation sont l’ONEMA, l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques, l’ONCFS, la gendarmerie et les douanes.

L’autre menace, la principale, est l’eutrophisation à cause de la chaleur et des nitrates qui s’écoulent du lisier. Il existe des projets d’aménagements pour éloigner le bétail des cours d’eau. Hélas, il est arrivé que des agriculteurs lâchent intentionnellement du lisier dans la rivière.

 

La pêche, à travers les AAPPMA locales, les associations agréées pour la pêche et la protection du milieu aquatique plutôt que d’être une menace est un réel outil de protection de la nature. Du moins à Coucouron, la pêche ne porte pas préjudice aux paysages et à la biodiversité.

4  – Les champignons

Les champignons sont beaucoup ramassés sur le plateau, on peut en trouver notamment en vente directe chez l’habitant en traversant les petits villages. Il s’y déroule des festivals du champignon, qui sont de grands moments festifs où l’on peut retrouver les nombreuses espèces de champignons du plateau avec toute la convivialité des gens du coin. On y voit le champignon sous toutes ses formes : taillé dans le bois à la tronçonneuse ou bien sur toutes sortes d’objets.

Voici une liste non exhaustive de ce que l’on peut trouver sur le plateau : les cèpes ou bolets, la lépiote élevée ou coulemelle, le coprin chevelu, le trompette-de-la-mort, le pied de mouton, les morilles, les mousserons, les pieds bleus, la truffe, le lactaire, le petit gris, le cortinaire violet, le rosé des prés, le gyromitre, la chanterelle grise, la clavaire crépue, le charbonnier, les amanites.

V– Les sites remarquables, moteur du tourisme de la région

Coucouron a la chance de se trouver à proximité de nombreux sites remarquables. Le plus proche étant l’Auberge de Peyrebeille, plus connue sous le nom de l’Auberge Rouge. En effet s’est jouée, dans ce lieu, une affaire criminelle qui aura pris des proportions incroyables. Aujourd’hui elle est à visiter à 10 minutes à peine en voiture.

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Un peu plus loin se trouve le lac d’Issarlès à 20 minutes, un lac volcanique de 138 m de profondeur et d’une superficie de 90 ha. En faire le tour en famille est agréable avec en bonus la visite d’une grotte.

À 30 minutes de la commune se trouve un site historique: l’Abbaye de Mazan qui a été fondée par l’ordre cistercien au XIIe siècle, et que l’on peut visiter et découvrir.

La ferme du Bourlatier est une ferme patrimoniale de la montagne ardéchoise située à 40 minutes de Coucouron. Elle peut se visiter en famille et offre une panoplie de balades dans ses alentours.

On peut grimper au sommet du Mont Gerbier de Jonc qui offre un panorama de 360°C sur l’Ardèche et la Haute-Loire et qui est un site classé Zone Naturelle Sensible à seulement 45 minutes.

Le Mont Mézenc, d’origine volcanique, culmine à 1 753 m d’altitude. Il est situé sur la même ligne de crête que le mont Gerbier de Jonc et à moins d’une heure de la commune.

Les Thermes de Saint-Laurent-les-Bains se situent dans le petit village (125 habitants) du même nom et amènent 7 000 curistes par an soit 63 000 nuitées à l’année ! (Ils se trouvent également à moins d’une heure de Coucouron).

Un dernier site remarquable est la ville du Puy-en- Velay avec sa remarquable statue en fer de fonte : Notre-Dame de France. Ce n’est pas en Ardèche mais à seulement 35 minutes de Coucouron.

VI– Une biodiversité importante

1  – La faune

Les mammifères :

  • Cerf élaphe : (cervus elaphus ; Liste rouge des mammifères continentaux de France métropolitaine -VU) harde de 25 animaux, fin septembre (Ils sont présents depuis 15 ans et viennent de Lozère).
  • Sanglier : (sus scrofa ; battue administrative organisée dans l’année car beaucoup de dégâts, autorisation de prélèvement de 25 animaux à Coucouron (250 000 en Ardèche)
  • Chevreuil : (capreolus capreolus) plan de chasse pour 3 ans avec autorisation de prélèvement de 51 animaux
  • Lièvre variable (lepus timidus ; pas de lapin sur la commune car ils ne survivent pas)
  • Loutre (lutra lutra)
  • Crossope aquatique (neomys fodiens)

 Les carnivores :

  • Renard : (vulpes vulpes) 58 comptés en 3 nuits de prospection (ils font quelques dégâts notamment sur les poules).
  • Martre (martes martes)
  • Loup (canis lupus) ; Liste rouge des mammifères continentaux de France métropolitaine- VU) ils viennent d’Italie et ont une présence sporadique
  • Hermine : (mustela erminea) en très grand nombre sur la commune
  • Blaireau : (meles meles) de plus en plus depuis 10 ans

Poissons et crustacés :

  • Chabot commun (cottus gabio)
  • Ombre commun (thymallus thymallus ; liste rouge des poissons d’eau douce de France métropolitaine-VU)
  • Ecrevisse à pattes blanches (austropotamobius pallipes ; liste rouge mondiale de l’UICN -EN ; liste rouge des crustacés d’eau douce de France métropolitaine-VU)

Batraciens :

  • Triton alpestre (ichthyosaura alpestris)
  • Sonneur à ventre jaune (bombina variegata)

 Les insectes :

  • Azuré des mouillères (phengaris alcon ; Liste rouge des espèces menacées en Auvergne-VU)
  • Agrion blanchâtre (platycnemis latipes)
  • Aeschne paisible (boyeria irene)
  • Gomphe à pinces (onychogomphus forcipatus)
  • Damier de la Succise (euphydryas aurinia)
  • Moiré ottoman (erebia ottomana)

 Chiroptères :

  • Murin de Bechstein (VU, myotis bechsteinii)
  • Sérotine de Nilsson (eptesicus nilssonii)
  • Murin d’Alcathoe (myotis alcathoe)
  • Murin de Brandt (myotis brandtii)
  • Murin à oreilles échancrées (myotis emarginatus)
  • Grand murin (myotis myotis)
  • Noctule de Leisler (nyctalus leisleri leisleri)
  • Noctule commune (nyctalus noctula)
  • Pipistrelle de Nathusius (pipistrellus nathusii)
  • Pipistrelle pygmée (pipistrellus pygmaeus)
  • Oreillard Montagnard (plecotus macrobullaris)

Reptiles :

  • Vipère péliade (EN, vipera berus)
  • Coronelle lisse (coronella austriaca)
  • Lézard vivipare (zootoca vivipara)

 Les oiseaux :

  • Rapaces :

Milan royal (milvus milvus ; liste rouge des oiseaux non nicheurs de France métropolitaine et d’Auvergne-VU)

  • Buse variable (buteo buteo)
  • Circaète Jean le Blanc (circaetus gallicus ; liste rouge régionale Oiseaux d’Auvergne-VU)
  • Busard cendré (circus pygargus ; liste rouge régionale Oiseaux d’Auvergne-VU; la LPO fait des démarches de protections sur la commune pour les nids)
  • Vautour fauve (Gyps fulvus)
  • Chassable :
    • Des marais :
      • Râle d’eau (rallus aquaticus ; liste rouge régionale Oiseaux d’Auvergne- VU)
      • Foulque macroule (fulica atra)
      • Bécassine sourde (lymnocryptes minimus)
      • Bécassine des marais (gallinago gallinago ; liste rouge des oiseaux nicheurs de France métropolitaine et d’Auvergne-CR)
    • Bécasse (scolopax rusticola ; liste rouge régionale Oiseaux d’Auvergne)
    • Caille des blés (coturnix coturnix)
    • Perdrix (perdrix perdrix ; tentative de repeuplement)
  • Migrateurs :
    • Grive draine (turdus viscivorus ; chassable)
  • Grive musicienne (turdus philomelos ; chassable)
  • Grive litorne (turdus pilaris ; chassable)
  • Pigeon ramier (columba palumbus ; chassable)
  • Tourterelle turque (streptopelia decaocto ; chassable)
  • Héron cendré (ardea cinerea ; quelques passages)
  • Canard Colvert (anas platyrhynchos ; chassable)
  • Sarcelle d’hiver (anas crecca ; liste rouge des oiseaux nicheurs de France métropolitaine-VU et liste rouge régionale Oiseaux d’Auvergne-CR)
  • Marouette de baillon (zapornia pusilla ; liste rouge des oiseaux nicheurs de France métropolitaine-CR)
  • Passereaux :
    • Mésange bleue (cyanistes caeruleus)
  • Mésange charbonnière (parus major)
  • Mésange boréal (poecile montanus ; liste rouge des oiseaux nicheurs de France métropolitaine-VU et liste rouge régionale Oiseaux d’Auvergne-EN ; en hiver seulement, oiseaux rare)
  • Chardonneret élégant (carduelis carduelis ; liste rouge des oiseaux nicheurs de France métropolitaine -VU)

Rouge gorge (loxigilala noctis)

  • Bouvreuil pivoine (pyrrhula pyrrhula ; liste rouge des oiseaux nicheurs de France métropolitaine-VU)
  • Merle à plastron (turdus torquatus ; liste rouge régionale Oiseaux d’Auvergne- VU)
  • Grand Corbeau (corvus corax ; Liste rouge régionale Oiseaux d’Auvergne-Liste rouge régionale Oiseaux d’Auvergne)
  • Pinson des arbres (fringilla coelebs)
  • Linotte mélodieuse (carduelis cannabina ; liste rouge des oiseaux nicheurs de France métropolitaine-VU)
  • Rougequeue noir (phoenicurus ochruros)
  • Serin Cini (serinus serinus ; liste rouge des oiseaux nicheurs de France métropolitaine et d’Auvergne-VU)
  • Bruant jaune (emberiza citrinella ; liste rouge des oiseaux nicheurs de France métropolitaine et d’Auvergne-VU)
  • Verdier d’Europe (carduelis chloris ; liste rouge des oiseaux nicheurs de France métropolitaine-VU)

Etourneau sansonnet (sturnus vulgaris

  • Pie bavarde (pica pica ; nicheur, inscrite à l’annexe II de la directive oiseaux)
  • Pie-grièche grise (lanius excubitor ; liste rouge des oiseaux nicheurs de France métropolitaine et d’Auvergne-EN)
  • Pie-grièche écorcheur (lanius collurio)
  • Geai des chênes (garrulus glandarius ; nicheur, inscrit à l’annexe II de la directive oiseaux)
  • Bergeronnette grise (motacilla alba alba)

2  – La flore

  • Knautie des champs (Knautia arvensis)
  • Géranium des Pyrénées (Geranium pyrenacium)
  • Véronique petit chêne (Veronica chamaedrys)
  • Cerfeuil sauvage (Anthriscus sylvestris)
  • Pissenlit commun (Taraxacum officinale)
  • Silène enflé (Silene vulgaris)
  • Plantin lancéolé (Plantago lanceolata)
  • Grande oseille (Rumex acetosa)
  • Trèfle des près (Trifolium pratense)
  • Renoncule bulbeuse (Ranunculus bulbosus)
  • Marguerite (Leucanthemun vulgare)
  • Grand bocage (Pimpinella major)
  • Capselle bourse à pasteur (Capsella bursa pastoris)
  • Armérie faux-plantain (Armeria arenaria)
  • Trèfle rampant (Trifolium repens)
  • Vipérine commune (Echium vulgare)
  • Raiponce orbiculaire (Phyteuma orbiculare)
  • Raiponce noir (Phyteuma nigrum)
  • Achillée millefeuille (Achillea millefolium)
  • Vesce vracca (Vicia cracca)
  • Pimprenelle officinale (Sanguisorba officinalis)
  • Pensée jaune (Viola lutea)
  • Bistorte (Bistorta officinalis)
  • Géranium des bois (Geranium sylvatium)
  • Céraiste des champs (Cerastium arvense)
  • Campanule étoilée (Campanula patula)
  • Saxifrage faux-hypne (saxifraga fragosoi)
  • Saxifrage paniculée (saxifraga paniculata)
  • Ligulaire de Sibérie (ligularia sibirica)
  • Perce-neige (galanthus nivalis)
  • Asaret d’Europe (asarum europaeum)
  • Dactyle aggloméré (Dactylis glomera)
  • Bleuet (Centaurea cyanus)
  • Houlque molle (Holcus mollis)
  • Myosotis à deux couleurs (Myosotis discolor)
  • Ortie rouge (Lamiun maculatum)
  • Lotus corniculé (Lotus corniculatus)
  • Trèfle douteux (Trifolium dubium)
  • Centaurée noire (Centaurea nigra)
  • Géranium herbe à Robert (Geranium robertianum)
  • Liondent d’automne (Leontodon automnalis)
  • Fléole des prés (Phleum pratense)
  • Compagnon rouge (Silene dioica)
  • Hélianthème commun (Helianthemum nummularium)
  • Millepertuis perforé (Hypericum perforatum)
  • Linaire rampante (Linaria repens)
  • Grand plantin (Plantago major)
  • Gesse des prés (Lathyrus pratensis)
  • Gaillet vrai (Galium verum)
  • Orpin des rochers (Sedum rupestre)
  • Rubanier émergé (sparganium emersum)
  • Rossolis à feuilles rondes (drosera rotundifolia)
  • Laîche des bourbiers (carex limosa)
  • Gaillet à feuille ronde (Galium rotundifolium)
  • Laitue des murs (Lactuca muralis)
  • Gaillet gratteron (Galium aparine)
  • Ronce commune (Rubus fruticosus)
  • Jasione des montagnes (Jasione montana)
  • Thym serpolet (Thymus serpyllum)
  • Aspérule odorante (Galium oddoratum)
  • Epilobe à feuilles étroites (Epilobium angustifolium)
  • Epilobe des montagnes (Epilobium montanum)
  • Silène penché (Silene nutans)
  • Grande camomille (Chrysanthemum parthenium)
  • Gentiane jaune (Gentiana lutea)
  • Coquelicot (Papaver rhoeas)
  • Molène noire (Verbascum nigrum)
  • Genêt ailé (Genista sagittalis)
  • Œillet Séguier (Dianthus seguieri)

Conclusion

 

Coucouron est une commune dynamique avec un fort potentiel touristique l’été et de nombreux acteurs sensibles à la politique environnementale comme le témoignent les nombreux zonages de protection (ZNIEFF, Natura 2000, ENS). Elle est riche, tant par sa biodiversité que par ses paysages très peu dégradés. De nombreuses activités dépendent d’une nature saine et protégée comme la pêche, la randonnée, la baignade, la cueillette de fruits et champignons, mais également la chasse qui nécessite des populations stables et en bonne santé. Bien que la question de la chasse soit sujet à controverse, on peut rappeler que lorsqu’elle est pratiquée raisonnablement elle a aussi un impact positif sur l’environnement. Située en tête de bassin, la commune est une zone à forts enjeux. Certaines menaces pèsent néanmoins sur le territoire, notamment la déprise agricole avec la fermeture des milieux et la surexploitation de certaines zones (surpâturage, utilisation d’engrais). La pollution, l’assèchement des zones humides et des tourbières sont également des points sensibles. Cependant, lorsqu’on parle de protection de l’environnement sur la commune de Coucouron, il s’agit essentiellement d’un travail de sensibilisation et de préservation plus que d’un travail de restauration.

Remerciements

Nous remercions avant tout notre maître de stage Claude Camilli, pour tout le soutien qu’elle nous aura apporté.

Mais nous remercions également tous ceux qui ont accepté de nous rencontrer et de nous aider, pour leur intérêt et leur participation à notre travail sur la commune :

Jean-Luc Haon – Adjoint au maire

Véronique Alix – Secrétaire à la mairie

Thierry Poulet – Politique d’accueil et accueil de nouveaux actifs à la communauté de commune de la Montagne d’Ardèche.

Laurence Ribe – Chargé de l’environnement, l’économie et la culture à la CCMA Benjamin Robert – Chargé de mission à la CCMA

Cyril Méjean – Président de la Truite du plateau Jérémy Méjean – Président de l’ACCA, association communale de chasse agrée   Raymond Bertrand – Secrétaire de l’ACCA

Frédérique Chazal – technicienne forestière Montagne-Sud Cévennes au CRPF, Centre régional de la propriété forestière

Fanny Sirguey – Chargé de mission territoire agricole-montagne à la Chambre d’Agriculture de Coucouron

Pierre Louis Fonton – Agriculteur bio et en Natura 2000 à Coucouron

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