Paysages de la commune de Saint-Gervais-sur-Roubion

 

 

Paysages de la commune de Saint-Gervais-sur-Roubion

Paysages de la commune de

Saint-Gervais-sur-Roubion

Pays de Marsanne

(Drôme)

Les paysages, quels qu’ils soient, méritent toute notre attention. Même ceux qui n’ont reçu aucun label, ceux qui ne sont pas protégés -surtout ceux-là d’ailleurs-.

Ceux qui accompagnent notre quotidien.

Ce travail est inscrit dans le cadre de la Convention européenne du paysage, convention que la France a ratifiée en 2006.

Les cartes ci-dessus présentent:
– la Région Rhône-Alpes et ses 8 départements:

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– le département de la Drôme:

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– la Drôme Provençale:

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  – la Communauté de commune du Pays de Marsanne(10 communes dont Saint-Gervais-sur-Roubion):

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– le Site Natura 2000 en vert foncé, la Rivière du Roubion:

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   – la commune de Saint-Gervais-sur-Roubion:

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Situation/Identité de la Commune de Saint-Gervais-sur-Roubion

Commune : Saint-Gervais-sur-Roubion (749 habitants au recensement 2007) est situé près de Montélimar, au bord du Roubion, dans la plaine de la Valdaine, à une altitude moyenne de +173 m NGF; la superficie totale est de 1457 hectares.

Communauté de communes : Communauté de communes du Pays de Marsanne

Département : Drôme

Région: Rhône-Alpes

Un territoire : La Valdaine en Drôme Provençale

Parc Naturel Régional : non

Parc National : non

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Le bourg médiéval avec sa forme circulaire

Photo Site Internet « Au fil du Roubion »

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La plaine de la Valdaine ou bassin de Montélimar est une plaine orientée est-ouest qui draine vers le Rhône les eaux torrentielles descendues des montagnes drômoises. Ses deux principales rivières sont le Roubion et le Jabron. D’après Wikipédia   

Voici la présentation que fait, de son territoire, la communauté de communes du Pays de Marsanne:

« La Communauté de Communes du Pays de Marsanne occupe une plaine agricole, fertile et variée, en bordure de la vallée du Rhône. De l’autoroute A7, on accède à une dizaine de villages de la Drôme Provençale par les sorties Montélimar Nord et Montélimar Sud. Perchés ou blottis en rond dans leurs anciens remparts, ces bourgs cachent des trésors insoupçonnés. Le moindre hameau possède encore sa fontaine ou son lavoir amoureusement restaurés. […] »

« Entre les 10 villages qui constituent la communauté de communes, un habitat dispersé a tissé un réseau de petites routes qui conduisent du Roubion à l’Ancelle au hasard des ramières [ce terme  désigne des boisements, futaies et buissons, en bordure des cours d’eau] et des andrans [bosquets, petits bois, souvent de chênes rouvres]. »

Pays de Marsanne: un paysage de caractère!

« De solides fermes en pierre parsèment la plaine. Leurs pignons triangulaires, soulignés de génoises, rappellent les temples grecs. Les amoureux des vieilles pierres ne manqueront pas de découvrir les églises romanes au cœur des villages ou perchées sur des promontoires. Lavandin, tournesol, colza, tomates, vigne, ail, maïs, blé ou arbres fruitiers contribuent à la diversité du terroir. En outre, la production de semences de céréales est une des spécificités de la plaine de Marsanne. » (Site Internet du Pays de Marsanne)

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Selon la classification en 7 familles des paysages de Rhône-Alpes, effectuée par la DIREN, Direction régionale de l’environnement (actuelle DREAL), on peut dire que la commune de Saint-Gervais-sur-Roubion proposedes paysages agraires.

Ce patrimoine paysager d’une grande diversité, façonné par des générations de paysans et de viticulteurs doit faire l’objet de toute notre attention.

Le village de Saint-Gervais-sur-Roubion, situé à 13 km à l’est de Montélimar et à 8 km au sud de Marsanne, est perché sur sa colline qui domine le Roubion (affluent du Rhône) qui serpente dans la plaine des Andrans.

Etat des lieux des paysages

Caractéristiques fortes des paysages de la commune de Saint-Gervais-sur-Roubion

Un paysage agricole
– des champs de céréales

 

–  un paysage de couleurs…

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– et toujours la présence proche des montagnes drômoises…

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– des vignes soignées

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– et la cave coopérative de la Valdaine

Le vin des coteaux de la Valdaine est en Indication Géographique Protégée (IGP) et Appellation d’Origine Protégée (AOP). « Les caractéristiques des produits ainsi protégés sont essentiellement liées au terroir. Le logo AOP européen, rendu obligatoire, assure cette identification. Il existe donc un lien entre les caractéristiques de ce vin et son origine géographique. [Le sigle AOP correspond au sigle français AOP.] L’indication géographique protégée (IGP) est un signe officiel européen d’origine et de qualité qui permet de défendre les noms géographiques et offre une possibilité de déterminer l’origine d’un produit alimentaire quand il tire une partie de sa spécificité de cette origine. »            Source Wikipédia

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Les ramières, un patrimoine naturel remarquable…

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Et des arbres admirables, qui structurent le paysage…

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Un paysage humanisé plein de douceur…

Un charme paisible…

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Des maisons de pierre…

« Une partie de Saint-Gervais a conservé son aspect de bourg médiéval : le vieux village se reconnaît à sa forme circulaire ceinturée de remparts. »    Source: Au fil du Roubion

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« Le château du 17-18ème siècle est le cœur du village. C’est une vaste bâtisse, aujourd’hui occupée par plusieurs familles. Au pied de ses murs, la place dite « du Parterre », est ce qui reste de l’ancienne cour intérieure. »   Source: Au fil du Roubion

La place du Parterre

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Façade du château

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Un bâti de valeur…

La porte Saint-Claude

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La porte de l’horloge

Etat des lieux concernant d’éventuelles restaurations ou reconquêtes de paysages

A- Paysage de la commune

1- Pollutions chimiques ou visuelles

  • Décharges sauvages

Sur la commune de Saint-Gervais-sur-Roubion, il ne semble pas y avoir de problèmes tels que prolifération de panneaux publicitaires ou de graves problèmes de décharge tels que cimetière de voitures ou amas de pneus usagés. On trouve cependant une décharge à la périphérie sud du village, relativement cernée, qui forme une verrue inesthétique. Composée essentiellement de gravas, elle ne semble pas polluer chimiquement le sol. On rencontre aussi le long des haies des restes de films plastiques qui ont servi à protéger la vigne. La multiplication de telles pratiques peut évidemment devenir un fléau.

 

L’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie nous rappelle que : « les dépôts sauvages sont interdits depuis 1975 et que se débarrasser de ses déchets encombrants sur un trottoir, au coin d’un bois ou dans une rivière est un comportement irresponsable, malheureusement encore trop fréquent. Sont considérées comme décharges sauvages tous lieux de dépôt à l’exception des centres d’enfouissement technique (CET). Il est de la responsabilité du mairede les supprimer. »

Ces cimetières peu reluisants avilissent les paysages, polluent les sols, l’air et les eaux de surface et souterraines, et si les déchets sont toxiques, créent des risques graves pour la santé publique.

  • Pollution d’origine domestique et surtout agricole

Mais surtout, qu’en est-il des graves problèmes de pollution chimique, notamment d’origine agricole? Ou bien encore d’origine domestique?

Qu’en est-il en particulier du réseau d’alimentation et de celui d’évacuation des eaux usées?

Où en est la mise en place d’un SPANC (Service Public d’Assainissement Non Collectif)?

« Les eaux souterraines de la Plaine de la Valdaine présentent une qualité très dégradée depuis des décennies et elles sont parmi les plus atteintes du bassin Rhône-Méditerranée-Corse par les nitrates dus à la pollution diffuse issue de l’agriculture conventionnelle. » […] « L’agriculture conventionnelle,appelée aussi « industrielle », voire « pétrolière » par certains, basée sur « le carré productiviste » HYBRIDES-PESTICIDES-EAU-ENGRAIS, est structurellement polluante et destructrice. Elle entraîne des crises par rapport aux milieux naturels et par rapport à la santé humaine. Elle est tellement prégnante dans l’espace rural et dans les esprits humains que les acteurs en sont venus à la considérer comme « toute l’agriculture » et à ne concevoir que des modifications de pratiques dans son cadre. Cette erreur permet certes de donner bonne conscience à ses agri-managers mais empêche que l’on résolve les problèmes de pollution des eaux.

– L’agriculture biologique est un autre SYSTEME, un système à part entière, et non pas une FILIERE de la conventionnelle, comme elle est qualifiée d’une façon erronée et discriminatoire par la plupart des acteurs. Elle se caractérise par son faible impact sur la qualité des eaux. Les agricultures agro-écologique, paysanne, fermière, durable, sont d’autres SYSTEMES de productions agricoles qui présentent eux aussi un faible impact sur la qualité des eaux. C’est vers l’appui à ces cinq systèmes-là que doit s’orienter un Programme d’Action que l’on souhaite vraiment efficace.

La prise de conscience qui doit intervenir rapidement et la volonté qui doit en surgir pour résoudre les problèmes de vitalité des milieux naturels et de santé des populations entraîneront l’émergence d’une nouvelle attitude. La réduction de la mainmise du système »conventionnel » de production agricole d’une part et le développement de systèmes agricoles peu polluants sur les terres d’autre part permettront de résoudre les problèmes de qualité des eaux, sans engendrer pour autant la famine des populations comme de nombreux acteurs le prédisent et le proclament, pour nous faire peur. »

Léon-Etienne CREMILLE, hydrogéologue, le 9 Juin 2009 Site Internet « Au fil du Roubion »

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Colza, maïs, sorgho, cultures fourragères…

HYBRIDES-PESTICIDES-EAU-ENGRAIS

Agriculture en Rhône-Alpes: un rencensement intéressant

La Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt de Rhône-Alpes a initié un recensement agricole en 2010.

« Exhaustif, précis et détaillé, ce recensement agricole 2010 constitue un outil essentiel à la connaissance du monde agricole et de nos territoires. »

Voici quelques extraits d’une première analyse que publie la revue Agreste Rhône-Alpes n°148

« En 2010, 74 000 actifs agricoles permanents travaillent dans 39 000 exploitations réparties sur le territoire de Rhône-Alpes, soit 3 % de la population active régionale. Près de deux actifs sur trois sont chefs d’exploitation. Le salariat permanent et temporaire se développe et représente maintenant un quart des emplois agricoles. Le nombre de salariés permanents et le volume de travail qu’ils fournissent augmentent de plus de 6 % depuis 2000. La Drôme et le Rhône, les plus gros employeurs, voient cependant leur activité salariée diminuer. »

« 21 300 exploitations (sur 39 000) sont classées en moyennes et grandes exploitations : leur potentiel de production* est d’au moins 25 000 €. Elles représentent 55 % de l’ensemble des exploitations et jusqu’à 65 % dans le Rhône. Contribuant à 94 % de la production agricole potentielle régionale, elles occupent 86 % de la superficie agricole. Près de 30 % des exploitations moyennes ont disparu depuis 2000. Seules les grandes exploitations, dont le potentiel de production dépasse 100 000 €, sont en légère augmentation. Elles représentent 18 % des structures, détiennent 41 % de la SAU, 55 % des UGB et contribuent à 62 % du potentiel de production régional (jusqu’à 76 % dans l’Ain et la Drôme). Le département de la Drôme pèse toujours près du quart du potentiel agricole de la région.

Rhône-Alpes arrive en tête des régions françaises par la diversité de ses productions,

[…]

Qualité, bio et circuits courts gagnent du terrain. Les producteurs misent toujours plus largement sur la qualité de leurs produits, porteurs d’une tradition de produits du terroir. Plus d’une exploitation sur trois produit sous signe de qualité, et plus d’une exploitation moyenne et grande sur deux. Les produits concernés sont très divers, principalement les vins, les fromages et les fruits. Le Rhône et la Drôme arrivent en tête en nombre d’exploitations. La moitié des exploitations du Rhône produisent sous signe de qualité et 40 % dans l’Ardèche, la Drôme et les Savoie. Il faut y voir le poids particulier des 71 appellations d’origine contrôlée (AOC) produites dans la région. Profitant de bassins de consommation importants, Rhône-Alpes est la première région pour le nombre d’exploitations commercialisant leurs produits en circuits courts (vente directe ou un seul intermédiaire). Une exploitation rhônalpine sur trois vend en circuits courts.

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Avec 2200 exploitations agricoles engagées en agriculture biologique, Rhône-Alpes est en tête des régions françaises. Le nombre d’agriculteurs bio a doublé depuis 2000. La dynamique de conversion bio s’accélère fortement depuis 2009. Les surfaces en bio occupent aujourd’hui 5 % de la surface agricole régionale. La Drôme est le premier département de France avec 13 % de sa SAU en bio. En outre, plus de 2 000 exploitants rhônalpins envisagent une conversion dans les 5 ans qui viennent.

Préservation des ressources environnementales. Les agriculteurs participent à la diminution de l’emploi des pesticides : 65 % de la superficie agricole régionale ne reçoit aucun traitement phytosanitaire, et jusqu’à 89 % en Savoie. La moitié des surfaces agricoles ne reçoit pas d’engrais minéral. 140 000 ha ont bénéficié d’une couverture de sol durant l’hiver 2010 : couverts végétaux pièges à nitrates, engrais verts, cultures dérobées et résidus végétaux. 21 000 exploitations rhônalpines plantent et maintiennent des haies ou des alignements d’arbres, contribuant ainsi à la qualité des paysages ruraux et au maintien de la biodiversité des territoires. »

Et qu’en est-il à Saint-Gervais?

Voici les premiers résultats du recensement agricole 2010 pour la commune de Saint-Gervais-sur-Roubion

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Nombre d’exploitations                                     31

dont nombre d’exploitations professionnelles          17

Nombre de chefs d’exploitation et de coexploitants 37

Nombre d’actifs familiaux sur les exploitations       60

Nombre total d’actif sur les exploitations

(en UTA,équivalent temps plein)                              46

Superficie agricole utilisée des exploitations (ha)1015

Terres labourables (ha)                                           930

Superficie toujours en herbe (ha)                             14

Rappel : Nombre d’exploitations en 1988            37

2-Problèmes de perte de biodiversité

  • Plantes invasives : la Renouée du Japon, l’ambroisie, etc.

Ces plantes sont-elles présentes sur la commune?

« La Renouée est une plante qui peut mesurer 3 ou 4 mètres de haut. Elle ressemble au bambou mais avec de larges feuilles en cœur. Elle fut introduite en Europe au 19ème siècle comme plante ornementale. C’est une plante pionnière qui a la capacité de conquérir rapidement les terrains nus ou perturbés (tas de gravats, berges après une crue, talus de voie ferrée, bords de route). Elle a une croissance exceptionnelle qui peut atteindre 5 centimètres par jour et elle possède  une dynamique de reproduction très efficace.Les nuisances qu’elle apporte sont redoutables.

Et l’ambroisie? Le lit du Roubion est-il envahi par l’ambroisie comme celui de la Drôme?

« L’envahissement progressif du territoiref rançais par l’ambroisie constitue à la fois une préoccupation de santé publique et une menace agricole en compromettant le rendement des cultures. Les ministères chargés de la Santé et de l’Agriculture et de l’Ecologie, et l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) annoncent, le 21/07/11,  la mise en place de l’Observatoire de l’ambroisie. Ce dernier aura pour mission principale la coordination des moyens de lutte contre cette plante hautement allergisante. » Site Internet de l’INRA.

  • remaillage écologique?

Compte tenu de la présence de la forêt et de nombreux champs et vignes, il ne semble pas qu’il y ait nécessité d’un remembrement en vue d’un remaillage écologique du territoire. La question se pose cependant.

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« Corridors écologiques : le chemin de la vie

Relier les espaces naturels entre eux afin d’assurer la librec irculation de la faune et la flore est essentiel.

Routes, zones urbaines, lignes électriques… L’homme complique les déplacements des animaux et des plantes. La croissance des infrastructures fragilise leurs besoins vitaux (se nourrir, se reproduire, se protéger…).

Afin de préserver la biodiversité de notre pays, il est impératif à l’heure actuelle de maintenir ou de recréer les corridors écologiques.

Les formes de ces derniers sont variables : cours d’eau, chemin agricole, boisement, haie… Cette approche de conservation de la nature est mise en lumière dans le cadre du Grenelle de l’environnement avec pour objectif de préserver la « trame verte et bleue ». Site Internet de la COPAMO(Comcom du Pays Mornantais)

  • Y a-t-il des bocages à restaurer, des haies à replanter?

Sur la commune de Saint-Gervais -sur-Roubion, ce problème se pose-t-il?

  • Des zones humides asséchées à sauver?

Qu’en est-il?

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Une zone humide

  • Des pelouses sèches en cours de fermeture ?

Est-ce le cas?…

  • cours d’eau et ripisylves

Le cours d’eau passant sur la commune de Saint-Gervais-sur-Roubion, est précisément le Roubion, affluent du Rhône.

Qu’en est-il de la qualité physique et chimique de l’eau de cette rivière et des ruisseaux de la commune? L’état écologique du Roubion est classé comme moyen dans la zone du village. L’altération de la continuité biologique est classée comme prioritaire. Quant à son état chimique…les données (2010) n’existent pas ou sont insuffisantes. La pollution par les pesticides, azote, phosphore et matières organiques est un enjeu considérable.

  • Qu’en est-il également de l’entretien des cours d’eau eux-mêmes? Ainsi que des ripisylves?
  • Qu’en est-il des inondations éventuelles?
  • Qu’en est-il de la prévention des risques de sécheresse? La préservation des ressources en eau est-elle assurée?

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Données datant de 2000. Qu’en est-il en 2013?

Restaurer la qualité écologique de ce patrimoine est devenu un impératif prioritaire.

Les défis à relever dans le domaine de l’eau en France sont redoutables : réduire les pollutions urbaines, industrielles et agricoles, et s’adapter aux phénomènes extrêmes tels qu’inondations et sécheresses qui risquent d’ailleurs de s’amplifier avec le changement climatique.

Le Grenelle de l’Environnement a fixé aux agences de l’eau (établissements publics de l’Etat qui ont pour missions « de contribuer à améliorer la gestion de l’eau, de lutter contre sa pollution et de protéger les milieux aquatiques ») outre des objectifs de qualité physique et chimique de l’eau, des objectifs de restauration du fonctionnement naturel des cours d’eau. Il s’agit de restaurer la continuité écologique de ceux-ci et donc de recréer une véritable trame bleue.

« Dans les deux cas de pollution [nitrates et pesticides], l’agriculture industrielle est la cause majeure de la dégradation des nappes d’eau souterraine. » Léon-Etienne CREMILLE, hydrogéologue, Site Internet « Au fil du Roubion »

  • Espaces naturels remarquables et leur protection

Saint-Gervais-sur-Roubion n’appartient ni à un Parc national, ni à un Parc naturel régional. Pas de site classé sur cette commune, ni de réserve naturelle.

Cependant la rivière Roubion fait l’objet d’une protection.

La rivière du Roubion

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« Parmi les espèces rares et remarquables de la moyenne vallée du Rhône, on trouve

– les orchidées

– le castor (quelques îlots en Europe)

– l’apron du Rhône (un poisson que l’on ne rencontre qu’au sud-est de la France)

– la libellule « Agrion de Mercure »

C’est un patrimoine naturel remarquable.

Le Roubion est une des rares rivières européennes qui soit encore à l’état naturel (sans barrage sur son cours principal).

A l’intérieur de son lit mineur, le chenal divague librement au gré des crues, rajeunissant constamment le paysage. Les alluvions se déposent et une forêt alluviale diversifiée s’est constituée (la ramière). Des prairies résiduelles, établies sur sol filtrant de sable ou de de graviers, abritent une flore spécifique, riche en orchidées (4 ha de prairies « sèches », morcelés , sur Saint-Gervais ) Or, ces prairies font souvent l’objet de dégradations (décharges) ou bien sont peu à peu gagnées par les broussailles. » Source:B. Noyer « Au fil du Roubion »

« Quel projet pour le Roubion ?

– La gestion de l’hydrosystème

Le Roubion étant un fleuve soumis aux aléas d’un climat méditerranéen, il ne peut conserver son débit toute l’année, mais il est possible de limiter son assèchement en maîtrisant les pompages et en cherchant une alternative à l’irrigation par eau phréatique. Cette politique est déjà en partie mise en place par les communes et le syndicat du Roubion.

Pour assurer le déplacement et les migrations des espèces aquatiques, il est nécessaire de maintenir ou rétablir les connexions des milieux aquatiques (par exemple, aménagement des seuils du Roubion).

Afin de maintenir la qualité des écosystèmes, mais aussi la qualité de l’eau, la rivière doit pouvoir fonctionner naturellement et divaguer librement dans les secteurs peu sensibles comme la ramière.

– La gestion des habitats naturels

Les ramières ont une flore riche et diversifiée qui mérite d’être conservée. Les propriétaires des parcelles seront tous contactés. On leur proposera des actions concernant la gestion des forêts et l’entretien des prairies (fauchage …) Les propriétaires seront libres d’accepter ou de refuser. S’ils acceptent, une aide financière et technique leur sera proposée. » Source:B. Noyer « Au fil du Roubion » 2011

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NATURA 2000, ses objectifs

Avec la constitution du réseau Natura 2000, l’Europe s’est lancée dans la réalisation d’un ambitieux réseau de sites écologiques dont les deux objectifs sont : préserver la diversité biologique et valoriser le patrimoine naturel de nos territoires.

Le maillage de sites s’étend sur toute l’Europe de façon à rendre cohérente cette initiative de préservation des espèces et des habitats naturels. Le vol des oiseaux migrateurs nous rappelle avec poésie que la nature et sa préservation n’ont pas de frontières. (Site Internet de Natura 2000)

La rivière du Roubion: Site Natura 2000

« Ce site concerne:

– la rivière du Roubion entre le pont de Pont-de-Barret en amont et le pont du contournement est de Montélimar,
– l’ensemble des ramières (forêt alluviale) sur les deux rives.

Objectifs et principes de gestion
– Conservation et restauration de la fonctionnalité de la rivière : gestion des débits solides, dynamique latérale, gestion concertée de la ressource en eau en qualité et quantité (nappe, eau de surface).

– Mise en œuvre des préconisations du schéma de gestion  de la rivière

– Gestion et restauration des prairies et pelouses sèches

Instruments contractuels, réglementaires et financiers
– Document d’objectifs moyenne vallée du Rhône
– Maîtrise foncière par la collectivité pour gestion conservatoire et restauration de forêts
– Contrats de gestion avec les propriétaires de prairies alluviales. »     (Arrêté du 17 octobre 2008)

« Mises en culture, routes, autoroute, pollution de l’eau, endigages, remblais, plages artificielles ont un impact négatif sur ce site Natura 2000 que doit résoudre l’organisme de gestion du site qui est le Syndicat d’aménagement du Roubion. »

Novembre 2011: le syndicat mixte du Bassin du Roubion et du Jabron, à l’issue d’une récente étude d’opportunité, a décidé de s’engager dans un Contrat de Rivière et cherche à recruter un animateur Contrat de rivière.

D’autres espaces naturels remarquables sur le territoire de la commune de Saint-Gervais-sur-Roubion doivent-ils faire l’objet de projets de gestion et de préservation?

  • Vignes, vergers abandonnés?

Il ne semble pas y avoir de problème majeur dans ce domaine. D’ailleurs, est-ce un problème ou un atout?

Problème?

Les vignes et arbres fruitiers représentent par excellence la vie et voir des vignes ou des vergers abandonnés est un crève-cœur.

L’exploitation tenue par des viticulteurs ou des arboriculteurs vieillissants n’a-t-elle pas pu être reprise par de jeunes agriculteurs?

Est-ce un contrecoup de la crise agricole? Des variétés anciennes de fruits vont-elles disparaître? Un verger, surtout au printemps lorsqu’il est en fleurs, est un repère magnifique dans le paysage et participe à l’identité de la commune.

Son abandon ne constitue-il pas un risque pour cette identité?

Par ailleurs la perte de vergers ou de vignes participent à la fermeture du paysage.

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« Pour beaucoup de raisons, des espaces agricoles entiers sont délaissés. […] Peu à peu des espaces se détachent de l’activité humaine. Ces friches n’ont pas très bonne réputation; elles manquent d’esthétisme et font « taches » dans le paysage et reflètent une déprise agricole négative pour le territoire. »

Ou atout ?…

« Or ces friches, bien connues des chasseurs, forment un réseau dans le territoire propice au développement de nombreuses espèces […] Ces espaces abandonnés représentent un atout pour la biodiversité. Ils sont une transition entre les zones agricoles, forestières et urbanisées, très importantes pour des espèces qui trouvent un endroit tranquille pour se développer, se reproduire, se cacher ou chasser. » L’Ouest Lyonnais Territoire et biodiversité mai 2009

Fermeture du paysage?

En Rhône-Alpes, de nombreuses terres agricoles abandonnées s’embroussaillent progressivement. Les massifs de ronce prennent possession des prés, des vergers ou des terres autrefois cultivés, les genêts s’installent, puis les jeunes arbres, premier pas vers le retour naturel de la forêt. Les paysages changent : on parle de « fermeture du paysage ». (Qu’en est-il sur la commune de Saint-Gervais-sur-Roubion? Il semble qu’elle ne soit pas concernée par ce problème sauf peut-être sur le site des ramières).

Deux conséquences à cette avancée de la forêt en découlent:

une perte de biodiversité dans la plupart des cas : une faune et une flore propres à ces activités disparaissent.

une perte de leur patrimoine agricole pour les communes concernées, et donc une perte de leur identité, avec à terme, un risque de désintérêt pour un lieu pourtant plein de charme.

Cette question renvoie les agriculteurs et les décisionnaires politiques à la définition du métier d’agriculteur : quelle est la fonction de ceux-ci aujourd’hui, produire des denrées agricoles ou entretenir l’espace, ou bien les deux ? Quelle priorité donner à l’une ou à l’autre de ces actions? Quels moyens en temps et en main-d’œuvre leur donne-t-on? Des agriculteurs de la commune de Saint-Gervais-sur-Roubion bénéficient-ils de mesures agroenvironnementales territorialisées (MAEt)?

Que fait-on en cas de non reprise d’une exploitation?

3- Réhabilitation du petit patrimoine

Murets de pierres sèches, petites maisons de pierres, lavoirs, moulins et canaux

La commune de Saint-Gervais-sur-Roubion possède-t-elle un patrimoine de murets et de cabanons en pierres?

L’association Muralis, née en 2001 s’est attachée à restaurer le chemin de ronde, les remparts du château et à valoriser sans doute d’autres éléments du patrimoine.

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B- Bâti dans la commune

Rénovation de places, de ruelles, d’éléments du patrimoine architectural

De nombreux bâtiments de la commune ont déjà été restaurés…

Et d’autres continuent de l’être…

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Les éléments architecturaux sont riches et certains sont particulièrement intéressants.

Paysages de la commune de Saint-Gervais-sur-Roubion

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Cependant, certaines restaurations, anciennes, paraissent maladroites et font peine…

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Paysages de la commune de Saint-Gervais-sur-Roubion

« A proximité de l’enceinte du vieux village, se dressait un beffroi aux lignes nettes, avec horloge et cloche. Le 12 septembre 1976, il pleut sur la région. Soudain, un bruit formidable… Le beffroi s’affaisse verticalement, entraînant dans sa chute la maison voisine. Seule, la cloche est intacte. Hélas ! Comme il fallait bien quelque chose pour supporter l’horloge, on fit du « moderne ». A la place du monument, on a édifié une bizarrerie, style fronton pour pelote basque. » Source: Au fil du Roubion

Et d’autres, comme ci-dessous, sont désastreuses

Paysages de la commune de Saint-Gervais-sur-Roubion

Et il reste encore tant à faire..

Paysages de la commune de Saint-Gervais-sur-Roubion

C- Problèmes de banalisation progressive du paysage?

L’inquiétante perte de terres agricoles…

La commune de Saint-Gervais-sur-Roubion semble se préoccuper de son patrimoine. Ses terres et ses paysages font partie de ce patrimoine. Ce capital remarquable ne doit pas se détériorer. Dans ce paysage essentiellement rural, il n’y a pas (ou peu?) de friches industrielles, pas de multiplication anormale de ronds-points ni de prolifération de panneaux publicitaires qui banalisent le paysage. Des lotissements, situés autour du village lui-même, s’ils ont au moins le mérite de densifier l’habitat par rapport aux maisons individuelles, posent néanmoins plusieurs problèmes.

Bien sûr déjà, le risque de perte d’esthétique doublé surtout d’un risque de perte de l’identité du village, ce qui est évidemment très dommageable…

Paysages de la commune de Saint-Gervais-sur-Roubion

Paysages de la commune de Saint-Gervais-sur-Roubion

Par exemple, sur la photo dessus, on voit qu’il serait vraiment dommage et triste qu’un lotissement ou des maisons individuelles se construisent sur ce pré, car le bourg perdrait son »socle » vert qui le met en valeur et l’allure du village  médiéval sur sa butte en serait touchée.

Dans cette commune bien située, la pression foncière s’exerce, semble-t-il, de plus en plus. La proximité de Montélimar fait-elle ressentir davantage cette pression? Des Montiliens trouvent-ils ici la possibilité d’acheter un terrain et de s’installer malgré les distances à parcourir? Or, actuellement on sait que les risques existent et ils sont bien identifiés. » Les effets généraux des extensions urbaines sont connus :

– augmentation de l’imperméabilisation des sols,

– augmentation des rejets d’effluents,

– emprise sur l’espace agricole,

– transformation paysagère,

– augmentation des déplacements (trafic routier et nuisances associées),

– augmentation des besoins en termes d’équipements, de services et de commerces. » Source: Schéma directeur d’Ambérieu

L’autre problème donc, plus grave encore que la perte d’identité, est  la perte insoutenable des terres agricoles.

Reprenons le bilan du recensement agricole de 2010 pour la région Rhône-Alpes:

« La plupart des terres libérées par ces cessations d’activité sont reprises. Cependant, la SAU régionale, soumise à une pression foncière forte dans une région démographiquement dynamique, a diminuéde de 6 % en dix ans. Ce phénomène n’est pas dû à la déprise agricole, les surfaces en landes et friches ayant diminué d’un tiers depuis 2000. Au total, 90 000 ha agricoles ont été perdus au profit du développement de l’urbanisation et des infrastructures de communication. Hormis la Savoie, tous les départements sont touchés par une réduction de leur foncier agricole, mais à des degrés divers : de -3 % dans l’Ain, jusqu’à -12 % en Ardèche, dans la Loire et la Drôme. » Agreste Rhône-Alpes N° 128 – Septembre2011

Paysages de la commune de Saint-Gervais-sur-Roubion

Les terres, bonnes ou mauvaises, fertiles ou pas disparaissent avec frénésie.

Rappelons quelques chiffres qui donnent le vertige.

600 km2 artificialisés par an, en France, soit l’équivalent d’un département français tous les dix ans. Progression des surfaces artificialisées 4 fois plus rapide que la croissance démographique, d’après l’Institut français de l’environnement. (Site Internet du MEEDAT du 18 janvier 2010)

Plus de 800 000 hectares du territoire européen urbanisés entre 1990 et 2000, soit l’équivalent du triple de la superficie du Grand-Duché de Luxembourg, selon un rapport de 2006 de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), qui précise que si les tendances observées se confirment, la superficie urbanisée de l’Europe pourrait doubler en un peu plus d’un siècle et que l’étalement urbain menace, par sa rapidité et sa constance, l’équilibre environnemental, social et économique de l’Europe.

Quid des espaces agricoles, forestiers, pastoraux ou des espaces naturels ? Moins de flore, moins de faune, moins de biotopes. Perte des biocénoses, et des écosystèmes… Stop au gaspillage d’espace!

Paysages de la commune de Saint-Gervais-sur-Roubion

Par exemple, de telles surfaces artificialisées sont-elles absolument nécessaires?

Le cauchemar des haies de thuyas…

Quelques exemples de «béton vert » à Saint-Gervais-sur-Roubion…

Véritables murs de béton vert, ces haies de thuyas qui, pour certaines, atteignent plus de 3 m de hauteur, sont l’antithèse absolue de la biodiversité.
Par ailleurs, elles claquemurent les maisons individuelles, cisaillent le paysage et ne respectent en rien le charme du lieu ou le caractère des villages…

Paysages de la commune de Saint-Gervais-sur-Roubion

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Un phénomène nouveau: la haie de « plastique vert »…

Un espace de liberté moins entretenu au fond du jardin pourrait être un refuge pour les animaux. A la rigueur une haie diversifiée aux essences locales aurait au moins le mérite d’accueillir des espèces sauvages. Cependant, le mieux semble être la maison qui ouvre son jardin vers le regard de l’autre et affiche sa volonté d’aller à sa rencontre et qui respecte davantage l’environnement et de ce fait le paysage…

Saint-Gervais-sur-Roubion

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Lyon, novembre 2011

(Texte et photos Claude Camilli)

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