Paysages de la commune de Revel

Paysages de la commune de Revel Diagnostic

Belledonne (Isère)

Commune de Revel

Situation/Identité 

Commune : Revel (1350 habitants, ha ), située près de Grenoble sur le Balcon de Belledonne s’étage entre 300 et 2 850 m d’altitude, le village de Revel lui-même entre 600 et 800 m)

Communauté de communes : Communauté de communes du Grésivaudan

Département : Isère

Région:Rhône-Alpes

Un territoire : Le Balcon de Belledonne

Parc Naturel Régional : non, mais l’Espace Belledonne dont fait partie la commune a vocation d’en devenir un.

Parc National : non

Quelques cartes pour situer cette commune:

La commune de Revel fait partie de la communauté de communes du Grésivaudan qui est en partie incluse dans l’Espace Belledonne, peut-être futur Parc naturel régional.

Dominant l’agglomération de Grenoble et la vallée en auge du Grésivaudan, la commune de Revel a une situation privilégiée. Elle fait partie du massif cristallin de Belledonne, dont les sommets sud, le Pic de la Croix de Belledonne, la Grande Lance de Domène et le Grand Colon, la dominent. Le torrent du Doménon s’écoule dans sa vallée étroite qu’il a entaillée dans le massif.

Le village de Revel lui-même s’est développé sur le Balcon de Belledonne qu’on atteint en grimpant les contreforts du massif recouverts d’une belle forêt de feuillus, hêtres et châtaigniers, au milieu d’une campagne humanisée, (très humanisée depuis une vingtaine d’années), faite de vergers et de cultures, de prairies et prés de fauche. Au-dessus du balcon commence la forêt dense et sombre des résineux, avec ses nombreux épicéas, qui grimpe à l’assaut des alpages et des hauts sommets.



 

Un paysage exceptionnel !

Quelle que soit la direction vers laquelle se dirige le regard, ce ne sont que montagnes : au nord-ouest le massif de la Chartreuse, au sud celui du Vercors et là, nous dominant, le majestueux et fier massif de Belledonne.

Selon la classification en 7 familles de paysages de Rhône-Alpes, effectuée par la DIREN, Direction régionale de l’environnement (actuelle DREAL), on peut dire que la commune de Revel propose des paysages naturels et des paysages émergents…

Ce patrimoine paysager exceptionnel, façonné par des générations d’agriculteurs et de forestiers doit faire l’objet de toute notre attention.

 

 État des lieux rapide

 

Caractéristiques fortes des paysages de la commune de Revel

Un paysage encore agricole…

Des arbres admirables…

 

Un charme champêtre…

 


Un patrimoine naturel remarquable… 

Des sommets enneigés…

Des forêts 

       et des lacs…             

 

Une nature généreuse…


Un patrimoine humain caractéristique…

 

Et un patrimoine architectural de grande valeur…

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   Une bien belle bâtisse…

 

 

Donnons la parole à l’Espace Belledonne :

« Une agriculture de montagne sous influence péri urbaine

Des systèmes d’élevage traditionnels (lait, viande) et de valorisation de l’herbe :
Ces systèmes valorisent les surfaces mécanisables pour la production de foin et les terrains en pente non mécanisables pour la pâture. […]

Les bêtes qui passent 6 à 8 mois de l’année en étable, sont l’été en alpage et sur les coteaux pentus en intersaison. Cette agriculture « ouvre » et entretient le paysage et participe ainsi fortement à un cadre de vie harmonieux. De dimension moyenne ces systèmes ont souvent des problèmes de rentabilité économique.

La valorisation des produits fermiers de grande qualité

A côté de la production de matière première ou dans son prolongement ce système associe une autre activité : transformation de lait en fromage, découpe de viande ou l’activité est davantage orientée vers l’accueil (goûter, auberge à la ferme…).

Ces systèmes concernent 20 % des exploitations totales. Il n’y a pas de produits phares ou labellisés en Belledonne comme dans d’autres massifs, mais une très grande diversité et une grande qualité des produits. Cette situation vient d’être reconnue par l’engagement des producteurs fermiers de Belledonne dans une démarche qualité, basée sur la certification des exploitations.

Cette approche, spécifique au territoire, est unique à ce jour en Isère. Cette agriculture, qui se développe également par la création de points de vente collectifs, nécessite moins d’espace, mais une grande organisation et professionnalisation des agriculteurs.

L’Association pour le Développement de l’Agriculture en Belledonne

L’Association de Développement de l’Agriculture en Belledonne (ADABEL) a été créée en 1985 pour fédérer l’ensemble des acteurs agricoles du territoire et les aider à s’engager dans des programmes agricoles répondant aux difficultés rencontrées. Cette association se compose de 22 communes (dont les 19 communes des balcons de Belledonne Isère appartenant à l’Espace Belledonne) et des agriculteurs du massif. Ses actions sont axées sur la gestion de l’espace et la médiation foncière, la gestion des volets agricoles du CDPRA du Pays du Grésivaudan, la promotion des produits locaux, l’installation de jeunes, la formation… Dans le cadre de ses activités, l’ADABEL a géré, de 2000 à 2006 un Plan Local de Gestion de l’Espace (PLGE). […]

Une production de qualité

Les produits locaux sont appréciés (prix des achats parmi les plus élevés du département pour certaines communes), et la filière bois-construction assure la valorisation économique actuelle. 

« Un exemple: la ferme des Bichet

Avec pour l’instant 9 vaches allaitantes nourries à l’herbe de Revel (sans concentré), Ludovic Turenne vend sa production  directement aux Revelois et dans le proche Grésivaudan. Ludovic tout comme son père et beaucoup d’agriculteurs de nos régions de montagne, pratique la pluriactivité. Pendant 3 mois d’hiver, il est perchman à Chamrousse et le reste de l’année, il a un contrat mi-temps d’employé communal à la Combe de Lancey. Pour vivre de sa production il doit produire de la viande de qualité, c’est pour cette raison qu’il travaille pour l’obtention d’un label  « Agriculture de Montagne ». Un label qui nécessite notamment d’intégrer les préoccupations liées au Développement Durable et de chercher à favoriser le maintien de la biodiversité et du patrimoine. La partie n’est pas pour autant gagnée car si, grâce au bouche à oreille, la viande se vend très bien, la difficulté vient surtout de la terre comme pour beaucoup d’agriculteurs. Pour nourrir un troupeau, il faut en effet 1 hectare par mère et avec une quinzaine d’hectare en location sur Revel; la marge de progression pour son troupeau est faible. Pour vivre sur son exploitation il lui faudrait 30 à 40 vaches – faites le compte ! « 

Revel Dialogue N°84

Un autre exemple admirable: Anne Sophie Cosson a relevé le défi d’acheter et faire revivre cette exploitation agricole non exploitée depuis les années 60… Elevage de vaches, vergers, production de crème glacée, accueil à la ferme.

C’est la ferme des Délices de Belledonne.

 

 

Les vaches de la ferme des Délices

Photo Anne-Sophie Cosson

 

Points noirs paysagers :

Le paysage de la commune de Revel possède donc de forts atouts, cependant il semble que se dégagent deux problèmes essentiels : la fermeture et la banalisation progressives du paysage. Nous reviendrons sur ces points.

Etat des lieux plus précis concernant d’éventuelles restaurations ou reconquêtes de paysages

A- Paysage de la commune:

1- Pollutions chimiques ou visuelles

Sur la commune de Revel, il ne semble pas y avoir de problèmes majeurs tels que décharges sauvages, carrières abandonnées, friches agricoles, pneus ou films plastiques usagés ou encore constructions inutilisées abandonnées dans le paysage.

Une décharge sauvage située en face de ces containers de tri a été supprimée. On peut sans doute améliorer l’aspect extérieur de ces derniers.

Y a-t-il des problèmes de pollution chimique, notamment d’origine agricole ou d’origine domestique?

Des travaux conséquents s’effectuent sur le réseau d’alimentation et sur celui d’évacuation des eaux usées.

« Cette année, nous avons commencé à travailler sur la mise en place du SPANC (Service Public d’Assainissement Non Collectif). »

Bernard Michon, maire de Revel Dialogue Revel n°86 mai 2011

2- Problèmes de perte de biodiversité

  • Plantes invasives : la Renouée du Japon

On peut s’inquiéter de sa présence sur la commune de Revel

« La Renouée est une plante qui peut mesurer 3 ou 4 mètres de haut. Elle ressemble au bambou mais avec de larges feuilles en cœur. Elle fut introduite en Europe au 19ème siècle comme plante ornementale. C’est une plante pionnière qui a la capacité de conquérir rapidement les terrains nus ou perturbés (tas de gravats, berges après une crue, talus de voie ferrée, bords de route). Elle a une croissance exceptionnelle qui peut atteindre 5 centimètres par jour et elle possède  une dynamique de reproduction très efficace.

Les nuisances causées par la renouée sont multiples :

Impact sur le paysage
Les grands massifs de renouée sont synonymes d’uniformisation du paysage. En période hivernale, dès lors que ses tiges sont desséchées, elle constitue pour le riverain une disgrâce paysagère.

Impact sur la flore autochtone et sur la diversité

Dans des milieux qui lui sont favorables, elle peut éliminer pratiquement toutes les autres espèces grâce aux substances toxiques qu’elle sécrète, à son rythme de croissance élevé et à son feuillage abondant, créant un ombrage inhospitalier pour les autres espèces.
La diversité physique (habitats) diminue donc provoquant une baisse de la diversité biologique des milieux, car la faune apprécie peu les massifs denses de renouée.

Impact sur la stabilité desberges

Elle favorise les sapements de berges car son système racinaire est peu développé en dehors des rhizomes, et en hiver, la partie aérienne meurt et laisse les rives à nu, soumises à l’érosion.

Impact sur les activités humaines

Les massifs denses et parfois hauts de 4 mètres uniformisent fortement le paysage et entravent l’accès et la circulation des pêcheurs, promeneurs et agents de surveillance sur les berges des cours d’eau. Ils peuvent également porter atteinte à la sécurité routière en limitant la visibilité. »

« Sa capacité à se reproduire, à éliminer ses concurrents en font une ennemie de la biodiversité. Elle a développé une véritable stratégie de compétition envers les autres plantes  »                                                Source: site du Conseil Général de Savoie

  •  Et l’ambroisie…

Cette plante est-elle présente sur la commune?

Pour lutter contre la renouée du Japon, il est nécessaire de:

 -Faucher très régulièrement (pour l’épuiser)

 -Brûler ce qui est fauché (pour éviter la dissémination)

 -Planter des arbres à la place (afin de la priver d’un maximum de lumière, elle n’aime pas l’ombre)

Mais aussi, contrôler les remblais, interdire ou limiter l’importation et l’exportation de terre.

L’arrachage de l’ambroisie doit se faire au dernier moment, juste avant la fabrication du pollen, sinon elle aura

 le temps de repousser. 

Sur la renouée, voir le site Internet de l’AD Drac-Isère -Romanche

  •  remaillage écologique?

Compte-tenu de la présence de la forêt et de nombreuses prairies, il ne semble pas qu’il y ait nécessité d’un remembrement en vue d’un remaillage écologique du territoire. Il ne semble donc pas nécessaire de replanter des haies et de restaurer les bocages existants. 

« Corridors écologiques : le chemin de la vie

Relier les espaces naturels entre eux afin d’assurer la libre circulation de la faune et la flore est essentiel.

Routes, zones urbaines, lignes électriques… l’Homme complique les déplacements des animaux et des plantes. La croissance des infrastructures fragilise leurs besoins vitaux (se nourrir, se reproduire, se protéger…).

Afin de préserver la biodiversité de notre pays, il est impératif à l’heure actuelle de maintenir ou de recréer les corridors écologiques.

Les formes de ces derniers sont variables : cours d’eau, chemin agricole, boisement, haie… Cette approche de conservation de la nature est mise en lumière dans le cadre du Grenelle del’environnement avec pour objectif de préserver la « trame verte et bleue ».

Site Internet de la COPAMO (Comcom du Pays Mornantais)

  • Cours d’eau et ripisylves

Restaurer la qualité écologique de ce patrimoine est devenu un impératif prioritaire.

Les défis à relever dans le domaine de l’eau en France sont redoutables : réduire les pollutions urbaines, industrielles et agricoles, et s’adapter aux phénomènes extrêmes tels qu’inondations et sécheresses qui risquent d’ailleurs de s’amplifier avec le changement climatique.

Le Grenelle de l’Environnement a fixé aux agences de l’eau (établissements publics de l’Etat qui ont pour missions « de contribuer à améliorer la gestion de l’eau, de lutter contre sa pollution et de protéger les milieux aquatiques ») outre des objectifs de qualité physique et chimique de l’eau, des objectifs de restauration du fonctionnement naturel des cours d’eau. Il s’agit de restaurer la continuité écologique de ceux-ci et donc de recréer une véritable trame bleue.

Les cours d’eau passant sur la commune de Revel sont le torrent du Doménon et ses ruisseaux affluents.

Qu’en est-il de la qualité physique et chimique de l’eau des ruisseaux de la commune?

Un document du SDAGE (schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux) précise qu’en 2009 si l’état chimique du Doménon est bon, son état écologique est moyen. Mais beaucoup de mesures de pollutions agricoles et domestiques ne sont pas faites.

Qu’en est-il également de l’entretien des cours d’eau eux-mêmes? Les ripisylves sont-elles entretenues?

Qu’en est-il des inondations éventuelles?

Qu’en est-il de la prévention des risques de sécheresse? La préservation des ressources en eau est-elle assurée?

Une rivière entourée d’une forêt favorise grandement la biodiversité avec une présence d’eau qui apporte à de nombreuses espèces des ressources et des habitats complémentaires de ceux des milieux voisins.

Dans les zones d’agriculture, la situation optimale d’un point de vue écologique est de conserver une bande boisée le long du cours d’eau où l’entretien est réduit au strict nécessaire mais qui peut être exploitée et enfin, en périphérie, une bande enherbée au contact des zones cultivées. Cette bande est le début d’une trame bleue qui protège en outre les rivières des polluants.

  •  Espaces naturels remarquables et leur protection

ZNIEFF

 

Des espaces de la commune de Revel sont classés ZNIEFF (zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique), ce sont des sites d’un grand intérêt biologique.

L’ensemble de la forêt de Belledonne est inclus dans la zone d’inventaire ZNIEFF« Massif de Belledonne, chaîne des Hurtières ».  Elle correspond  à un très fort enjeu de préservation et de valorisation de milieux naturels.

 En 2000, une expertise sur les milieux naturels, la faune et la flore remarquables des communes de l’Espace Belledonne est réalisée à l’échelle de l’Espace Belledonne par la FRAPNA, GENTIANA, CORA, GRPLS, FLAVIA et AVENIR (Agence pour la Valorisation des Espaces Naturels Isérois Remarquables).

Les principaux milieux naturels patrimoniaux rencontrés sur la commune de Revel sont:

Les zones humides suivantes:

    – Lac Claret(Revel) Photo Valverco

  

– La Pra (Revel)

Les milieux d’altitude suivants:

  – Lacs Robert (Chamrousse, Revel et Saint-Martin-d’Uriage) Photo Valverco

Ruisseau au pied du  Grand Doménon (Revel)

  – Lac du Crozet (Revel) Photo Valverco

Lac Merlat Photo Valverco


Pour l’expertise des milieux naturels, de la faune et de la flore, remarquables des communes de l’Espace Belledonne voir le diaporama Patrimoine Naturel de Belledonne (Conception et réalisation de Céline Balmain AVENIR)

NATURA 2000, ses objectifs

Avec la constitution du réseau Natura 2000, l’Europe s ’est lancée dans la réalisation d’un ambitieux réseau de sites écologiques dont les deux objectifs sont : préserver la diversité biologique et valoriser le patrimoine naturel de nos territoires.

Le maillage de sites s’étend sur toute l’Europe de façon à rendre cohérente cette initiative de préservation des espèces et des habitats naturels. Le vol des oiseaux migrateurs nous rappelle avec poésie que la nature et sa préservation n’ont pas de frontières.  (site Internet de Natura 2000)

 

La mairie de Revel a embauché Stéphane Blaysat, animateur Natura 2000 à mi-temps en juin 2010.

« Le programme européen Natura 2000 concerne un réseau de 1740 sites en France couvrant 12,5% du territoire National avec pour ce qui nous concerne le site « Cembraie, pelouses, lacs et tourbières de Belledonne de Chamrousse au Grand Colon ». En effet, certains milieux du site, comme les « érablais de ravin », les tourbières d’altitude ou les forêts de pins à crochets sont reconnus comme des habitats prioritaires à l’échelle européenne.

Natura 2000 permet un travail en concertation avec tous les acteurs présents sur le site en visant une conservation de la diversité biologique. Un Document d’Objectif fixe les actions à mener sur le site qui s’étend sur les communes de Revel, la Combe de Lancey, Saint Martin d’Uriage et Chamrousse.

Après une reprise de contact avec les différents partenaires, éleveurs ovins sur Revel et Chamrousse, forestiers, élus, chasseurs.., l’année 2011 sera une occasion de travailler sur les thèmes forts du site : alpages, sentiers et fréquentation, zones humides et forêts avec une mise en œuvre d’actions concrètes. Des actions possibles ont déjà été identifiées : « mises en défends » temporaire de zones humides d’altitude, actions de conservation sur la tourbière de l’Arselle, limitation de l’érosion sur les sentiers… »             Revel Dialogue N° 84 octobre 2010

StéphaneBlaysat  07 86 28 43 61

natura2000@revel-belledonne.com <mailto:natura2000@revel-belledonne.com>. 

D’autres espaces naturels remarquables sur le territoire doivent-ils faire l’objet de projets de gestion et de préservation?

  •  Des zones humides asséchées à sauver?
  •  Des pelouses sèches en cours de fermeture ?
  •  Des vergers abandonnés?

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Les alpages et leur reconquête

Donnons la parole à l’Espace Belledonne:

« Le pastoralisme en Belledonne

Les espaces pastoraux du massif occupent les lignes de crêtes et sont soumis à la pression forestière. Les pelouses, sur des sols de bonne qualité car héritières des pratiques laitières abandonnées dans l’entre-deux guerres, s’acidifient et tendent à devenir des landes, contraignant les gestionnaires pastoraux à beaucoup de débroussaillage.

Les éleveurs sont en grande partie originaires du massif et gèrent des troupeaux qui accueillent des effectifs transhumants. Les pâturages sont plutôt bien chargés, quelques sous utilisations sont relevées mais restent marginales. Bénéficiant encore de l’impulsion des Contrats Territoriaux d’Exploitation et aussi en raison de la présence du loup, les alpages sont gardés par 16 bergers, qui pour certains d’entre eux ont développés des activités complémentaires en général en lien avec le tourisme.

Les troupeaux et les pâturages: les 2 600 UGB estivées pâturent entre 100 et 120 jours les 12 000 ha de ces espaces escarpés, aussi reconnus pour la diversité de leurs paysages, de leur biodiversité, et siège de nombreux autres usages. En particulier, les tourbières et habitats favorables au Tétras Lyre compte parmi les enjeux forts. Les risques naturels sont aussi parmi les logiques à intégrer. Parmi les derniers projets des éleveurs et bergers, on observe un retour vers des exploitations laitières depuis les 10 dernières années.

Les équipements pastoraux repérés, réalisés dans le cadre des améliorations pastorales portées par les Groupements Pastoraux et les collectivités offrent un niveau d’équipement plutôt bon, mais avec des carences en Savoie, les équipements pastoraux n’étant engagés que depuis 2003. Par contre, des chalets pastoraux manquent encore.

La Fédération des Alpages de l’Isère   Basée au cœur du massif de Belledonne, la Fédération des Alpages de l’Isère est une association de loi 1901 à but non lucratif qui contribue à la définition et à la mise en œuvre des politiques de mise en valeur des espaces pastoraux de l’Isère.

La Société d’Economie Alpestre    La Société d’Économie Alpestre (SEA) est une structure de concertation et de décision, opérationnelle pour l’économie alpestre. C’est une structure d’information et de réflexion sur la politique générale de la montagne entre les partenaires concernés, correspondante de la Fédération Française d’Économie Montagnarde.  » Source: Site Internet Espace Belledonne.

Dans les actions en cours de l’Espace Belledonne, notons la reconquête d’espaces pastoraux

« Renforcement des synergies entre acteurs pastoraux et cynégétiques (Leader)

Maîtred’ouvrage: Fédération des Alpages de l’Isère

Coût total: 49200 euros

Taux Leader:49.50%

Les fédérations des alpages et des chasseurs de l’Isère ont signé une convention agrifaune afin d’assurer un partenariat pérenne autour de la reconquête d’espaces pastoraux tout en préservant les sites de reproduction du Tétras-Lyre en Belledonne.

Projet à deux ans. »

Site Internet Espace Belledonne (patrimoine naturel : actions soutenues)

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  • Et sur la commune de Revel, où en est la reconquête des alpages ?

Ci-dessus, le Grand Colon et ses alpages

Notons la présence de deux troupeaux de moutons (1000 et 1600 bêtes) sur les alpages de Revel. (Et n’oublions pas que le Refuge de la Pra est la plus haute maison de Revel!…06 24 56 77 81 – 04 76 89 94 60)

refugedelapra@sfr.fr mailto:refugedelapra@sfr.fr

« Réfection de la cabane du berger de la Pra Chalet de La Pra

Comme nous vous l’annoncions précédemment, les travaux du chalet de La Pra pour les bergers devraient être réalisés cet été. Une consultation est en cours et le marché sera alloué prochainement. Ces travaux sont subventionnés à hauteur de 67% par l’Europe, le

Conseil Général et la Fédération des alpages de l’Isère. Demande d’aide financière la plus élevée possible auprès de l’Europe, le Conseil Régional Rhône Alpes, le Conseil Général de l’Isère et autres. »

Bernard Michon, maire de Revel (Revel Dialogue n°86   mai 2011)

 Fermeture du paysage

Donnons de nouveau la parole à l’Espace Belledonne:

« Une forêt « colonisatrice » des espaces en déprise agricole
Faute d’avoir maîtrisé à temps cette évolution forestière, certaines communes du Haut Bréda sont aujourd’hui boisées à 90 %. Ce phénomène prend d’autant plus d’ampleur autour des villages de Belledonne que les exploitations agricoles favorisent l’entretien et la gestion d’espaces accessibles aux engins agricoles, au détriment des terrains les plus pentus non mécanisables. Nous assistons donc à une fermeture progressive des paysages des balcons, qui « étouffe » presque certains hameaux. » 
[…]

« De dimension moyenne les exploitations agricoles ont souvent des problèmes de rentabilité économique. En effet, les surfaces mécanisables, à bon potentiel agronomique, sont rares en Belledonne. Leur affectation non raisonnée à d’autres utilisation (boisement ou urbanisation) peut déstabiliser les exploitations existantes, entraîner leur disparition et par voie de conséquence l’abandon des surfaces pentues qu’elles exploitent. » (Site Internet de l’Espace Belledonne)

Et relisons l’analyse extrêmement intéressante faite sur le site Internet d’Isère Environnement du Conseil Général de l’Isère:  

« Ce sont les continuités agricoles ouvertes qui permettent à la vue de s’étendre et de profiter des motifs et des points forts environnants : les plus hauts sommets de la Chartreuse orientale à l’ouest et de Belledonne à l’est. »  […] « Ce modèle est source de diversité. Ce sont aussi les villages propices à l’accueil et à l’installation, là où les balcons se creusent de petits cirques d’origine glaciaire, séparés par des épaulements aux contours doux, toutes formes très accueillantes et originales malgré des formes générales comparables. […] « La motivation paysagère qui résulte de ce modèle est forte. On en prendra pour exemple le site de Theys, qui présente un modèle d’équilibre entre motifs de naturalité et de spatialité. A l’horizon, les points forts des grands sommets et les pelouses de l’étage alpin ; au deuxième plan, sur fond de forêt sombre éclairée en lisière inférieure par les feuillus, le vaste cercle des champs et des pâtures, cloisonné en espaces ouverts et lumineux par une maille bocagère lâche qui converge vers le village ; au premier plan les espaces agricoles ouverts indispensables à la lisibilité de l’ensemble.

L’analyse de ce modèle révèle en premier lieu l’importance majeure des continuités ouvertes entre le village et la lisière de la forêt. Viennent ensuite les espaces fermés des haies bocagères, qui découpent les espaces ouverts en parcelles équilibrées tout en reliant la forêt supérieure à la forêt inférieure par des corridors manifestant clairement et la valeur écologique du site et son accessibilité.

Ces deux types de continuités, ouvertes et fermées, appellent le maintien d’une agriculture forte, par opposition aux sites que la forêt recolonise inexorablement, par exemple les fonds de ravins escarpés, les parties sommitales des vallons exposés au nord et au nord-ouest et les ubacs pentus, de même que les sites à évolution beaucoup plus lente, par exemple les friches sèches à exposition sud ou sud-ouest dans les espaces contigus à la forêt feuillue en place (CTGREF). »

http://www.isere-environnement.fr/pages/ENS_CartePaysage_item/id/5020

 

De nombreuses terres agricoles abandonnées s’embroussaillent progressivement. Les massifs de ronce prennent possession des prairies  sur lesquelles le pâturage ne peut plus se faire, les genêts s’installent le long des haies ou à la lisière des forêts, premier pas vers le retour naturel de la forêt. Les paysages changent : on parle de « fermeture du paysage ».

Deux conséquences à cette avancée de la forêt en découlent:

 une perte de biodiversité dans la plupart des cas : une faune et une flore propres aux prés disparaissent.

 une perte de leur patrimoine agricole pour les communes concernées, et donc une perte de leur identité, avec à terme, un risque de désintérêt pour un lieu pourtant plein de charme.

Cette question  renvoie les agriculteurs et les décisionnaires politiques à la définition du métier d’agriculteur : quelle est la fonction de ceux-ci aujourd’hui, produire des denrées agricoles ou entretenir l’espace, ou bien les deux ? Quelle priorité donner à l’une ou à l’autre de ces actions? Quels moyens en temps et en main-d’œuvre leur donne-t-on? Des agriculteurs de la commune de Revel bénéficient-ils de mesures agroenvironnementales territorialisées (MAEt)?

Que fait-on en cas de non reprise d’une exploitation?

Sur cette photo, on aperçoit un morceau de forêt « artificielle », dite « en timbre poste » dont l’aspect « rectiligne » voire « anguleux » peut donner à certains l’impression de troubler l’harmonie de la colline.
 

3- Réhabilitation du petit patrimoine

 Murets de pierres sèches écroulés


La commune de Revel possède un patrimoine de murets en pierres qui longent les sentiers.

C’est un élément fort de l’identité de ce paysage, qu’ils soient bâtis le long de prairies, de vergers, de prés cultivés ou encore en pleine forêt.

Par ailleurs, un muret de séparation offre également des niches écologiques.


B- Bâti dans la commune:

Rénovation de places, de ruelles, d’éléments du patrimoine architectural

 La commune de Revel semble prendre soin de son patrimoine architectural (mairie, église, cabane de la Pra…) et poursuit un programme de construction et d’amélioration de l’habitat avec notamment une fontaine sur sa place qui possède toute une histoire (voir site de Revel-Belledonne).

     mairie de Revel 


Ce hameau de Revel a su conserver son caractère en gardant sa silhouette groupée et des maisons d’architecture proche du style traditionnel.

 

Ici pas de lotissements qui défigurent le village. On constate au contraire une volonté de réflexion concernant l’architecture, la qualité du bâti (développent durable), de résolution des problèmes sociaux et ceux fondamentaux de la densification de l’habitat.

  Par quoi sera remplacée cette clôture provisoire? Par un mur? Du « béton vert »? Une haie aux essences variées? Mais d’ailleurs pourquoi faudrait-il clôturer cette bâtisse, enfermer les gens? Un espace vert devant, évoquant les prairies proches ne serait-il pas mieux adapté?

  Une maison qui doit être belle… mais qui est cachée.

  Une autre qui respecte l’architecture locale…


Beaucoup d’espaces artificialisés… Sont-ils indispensables?

 

C- Un patrimoine…en attente de restauration?

« Le château de Revel (terme dérivé du latin « rebellum », château rebelle) apparaît dans les textes en 1309 mais il est construit sur l’emplacement d’une forteresse plus ancienne. […]

La basse-cour qui n’a pas encore livré tous ses secrets, est réalisée par abrasement au 13ème siècle. Elle est entourée d’un rempart de pierres subsistant encore en lieu et place des arbres actuels et très bien conservée au sud. On y accède par une herse ogivale dont on voit encore l’emplacement. Deux portes, au sud et à l’ouest de la partie la plus ancienne du château, qui pourrait avoir été le donjon, sont encore visibles. […] On peut observer l’emplacement d’une grande cheminée, deux fenêtres entourées de tuf, une belle porte surmontée d’un arc brisé et les restes d’une tourelle ronde qui abritait un escalier en vis.

[…] Le château va servir de carrière de pierres pendant plus d’un siècle. Il sera ultérieurement utilisé pendant la dernière guerre comme cache d’armes par le marquis de Grésivaudan puis progressivement oublié. »

Source: association « le château de Revel »



Sur son promontoire, le château « rebelle » résiste mal à l’envahissement de la végétation qui l’étouffe.

D- Problèmes de banalisation progressive du paysage: 

Il n’y a pas, dans ce paysage rural, de friches industrielles ni, fait rare, de panneaux publicitaires en violation du Code de l’Environnement qui défigurent l’espace, ni de multiplication anormale de ronds-points, ni de lotissements qui banalisent le paysage…

Cependant deux problèmes bien visibles (outre bien sûr la fermeture du paysage) frappent d’entrée le regard: le mitage en coteau au-dessus du village de Revel et la multiplication désastreuse des haies de thuyas… Ces deux phénomènes conjugués banalisent le paysage et confèrent à Revel des allures de Meylan…

L’inquiétant mitage en coteau…

D’un côté, avec la déprise agricole, la forêt gagne inexorablement, de l’autre, sous la pression foncière, l’urbanisation gagne, elle aussi, non moins inexorablement. Ces deux phénomènes se conjuguent pour faire disparaître progressivement les milieux ouverts lesquels, en permettant la respiration du regard, participent pourtant à donner à ce paysage son identité.

Sur le site Internet d’Isère Environnement du Conseil Général de l’Isère, précédemment cité, l’analyse du paysage se poursuit ainsi:

« L’architecture traditionnelle est représentée par des bâtisses de pierre aux toits à quatre pans d’une grande simplicité, de dimensions parfois imposantes et bien regroupées en un site à la silhouette affirmée.  Par rapport à ce regroupement et à ces qualités, le bâti récent de la maison individuelle tranche par sa localisation et parfois par son style. Suite à la forte pression urbaine de la vallée, les sites de balcons sont en effet devenus très attractifs, ce qui postule une urbanisation d’autant plus maîtrisée. Le risque est de voir les maisons individuelles se poser sur les espaces ouverts disponibles, par exemple les prairies, ce qui serait ressenti comme une atteinte à ces motifs, essentiels à l’équilibre et à l’harmonie du paysage. »

Pour la commune de Revel, ce n’est hélas plus un risque mais bien une réalité; le mitage est en marche et semble s’être accéléré cette dernière décennie.

Ce mitage est d’ailleurs bien visible sur les photos satellites.

Pression du foncier et perte de terres agricoles…

Le risque est grand!

La commune de Revel est consciente qu’il est nécessaire de limiter la consommation du foncier en essayant de préserver les espaces agricoles  puisqu’elle construit, dans le bourg lui- même, des logements densifiés, d’ailleurs construits aux normes de développement durable. (Intégrera-t-on aussi la biodiversité au cœur de ce  projet d’aménagement?)


« Les deux séries de phénomènes, fermeture du paysage et urbanisation, incitent aux préoccupations relevant des Plans de paysages autour des principes suivants :

 · Déterminer les limites d’extension maximum de la forêt à long terme

 · Déterminer les continuités ouvertes de l’espace agricole à respecter par rapport aux continuités fermées des espaces naturels ou bâtis

· Veiller à conserver aux entrées dans le site leur caractère ouvert et soigné

· Déterminer les limites des sites constructibles à long terme, en veillant à leur localisation dans la mouvance de ceux qui existent déjà, villages ou hameaux

· Prendre garde au mitage par tout bâtiment isolé dans un site appartenant à une continuité ouverte et rechercher l’intégration de tout bâtiment nouveau. » (Site Internet d’Isère Environnement)

Le cauchemar des haies de thuyas…

Quelques exemples de béton vert à Revel…

Une manie héritée des années soixante, bien vivace encore

Véritables murs de béton vert, ces haies de thuyas qui, pour certaines, atteignent plus de 3 m de hauteur, sont l’antithèse absolue de la biodiversité.
Par ailleurs, elles claquemurent les maisons individuelles, sans doute pour la plupart habitées de citadins venus s’installer à la campagne, cisaillent ou zèbrent le paysage et ne respectent en rien le charme du lieu ou le caractère des villages…

Pourtant,un espace de liberté moins entretenu au fond du jardin pourrait être un refuge pour les animaux. A la rigueur une haie diversifiée aux essences locales aurait au moins le mérite d’accueillir des espèces sauvages.


A gauche l’artificialité, à droite, le champêtre…

 

A l’inverse, le charme des maisons qui s’ouvrent aux autres…

L’Espace Belledonne, futur Parc naturel régional?

Un territoire remarquable

Le territoire de l’Espace Belledonne se compose du versant occidental de la chaîne de Belledonne qui borde la vallée du Grésivaudan, de Grenoble à Chambéry, et des communes de la Vallée du Glandon. Cet espace concerne au total 40 communes, toutes classées en zone de montagne.

 « Habiter la montagne auXXIème Siècle

La Fondation pour l’Action Culturelle Internationale en Montagne (FACIM), en association avec les CAUE (Conseil d’Architecture, de l’Urbanisme et de l’Environnement) de l’Isère, de la Haute-Savoie et de la Savoie, organise un colloque sur le thème « Habiter la montagne au XXIème siècle ». Les CAUE ont fait le choix d’organiser des ateliers prospectifs sur la période de « l’après-pétrole » en montagne.

Ces ateliers ancrés sur des sites réels (Revel, Arvillard et Chamonix) ont pour objectif d’alimenter le débat sur la vie en montagne, en prenant en compte la raréfaction des ressources fossiles, le réchauffement climatique ou encore la lutte contre l’étalement urbain qui posent aujourd’hui la question du développement de ces territoires.

Le CAUE de l’Isère travaille en équipe avec les étudiants architectes de l’ENSAG (Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble) et les étudiants ingénieurs de l’ENSE3 (Ecole d’Ingénieurs pour l’énergie, l’eau et l’environnement), assistés d’experts, sur le site de Revel. La commune de Revel s’est en effet portée volontaire pour accueillir cet atelier d’étude expérimental. Ainsi, depuis janvier dernier, les étudiants architectes et ingénieurs, au titre d’une collaboration innovante, analysent et interrogent les problématiques et enjeux de la commune, dans le but d’élaborer des scénarios prospectifs et des propositions d’aménagement pour Revel à l’horizon 2040. » (Revel Dialogue n°86   mai 2011)


Belledonne en automne…

« A l’échelle de Belledonne, le projet du Parc Naturel Régional chemine. Je suis fortement engagé dans cette démarche vitale pour la reconnaissance nationale de notre territoire. »

Bernard Michon, maire de Revel et actuel Président de l’Espace Belledonne

Revel Dialogue n°86   mai 2011

Par quel biais renforcer l’identité de la commune, Revel étant vouée à jouer le rôle de Porte d’entrée du Parc?

 PNR Belledonne

– www.parcs-naturels-régionaux.fr

– www.projetdeterritoire.com

– www.rhonealpes.fr

Vous pouvez également contacter la chargée de mission du projet :

Valérie LUCAS projet-pnr@espacebelledonne.fr <mailto:projet-pnr@espacebelledonne.fr>

Revel, juillet 2011

(Texte et Photos Claude Camilli) 

But de l’association

Restauration, réhabilitation, reconquête, réparation de paysages…. Il ne s’agit pas d’un retour nostalgique à un quelconque passé : les paysages, façonnés par les paysans, architectes, urbanistes ont toujours évolué et doivent continuer d’évoluer. Mais nos paysages sont malmenés.

Nous leur devons, d’urgence, toute notre attention.

Ouverte à tous ceux qui sont sensibles à cet incomparable patrimoine que représentent nos paysages, l’association Paysages Reconquis a pour but d’appeler à la reconquête des paysages.  Reconquête esthétique et écologique.

Les mots clés de sa raison d’être sont : protéger, réparer, enrichir.

Protéger sous-entend qu’il s’agit déjà de ne pas saccager, bien évidemment.

Enrichir, c’est embellir peut-être, mais aussi et surtout enrichir le capital écologique, c’est-à-dire participer à l’accroissement de la biodiversité alors que l’on assiste à sa perte progressive.

Réparer enfin, doit être un service minimum à rendre aux générations futures.

« Un pays sage restaure ses paysages ».

Oui !

Que définitivement sages, les femmes et les hommes chevillés à leurs terres, leur territoire, leur terroir, tournent leur regard averti vers leur « pays ». Qu’ils prennent la mesure du soin qu’ils lui doivent, tel est bien le vœu de notre association. Que notre appel à la reconquête, qu’elle soit esthétique, écologique ou plutôt les deux à la fois car étroitement liées, soit entendu toujours davantage. Que les démarches exemplaires des uns et des autres participent à la duplication des bonnes pratiques…

Notre association a engagé un premier travail sur le territoire rhône-alpin qui a permis un recensement d’une douzaine de sites reconquis. Ce recensement devra bien sûr se poursuivre car bien d’autres sites existent.

Nous amorçons maintenant une deuxième étape: inciter les collectivités territoriales à reconquérir leurs paysages. Ce premier recensement doit donc donner lieu à l’élaboration d’un observatoire dynamique des paysages reconquis, « lieu » de recherche, de réflexion, plate-forme d’action et d’échange de bonnes pratiques dans l’esprit de la Convention européenne du paysage et dans celui des directives concernant la mise en place d’une trame verte et bleue de corridors écologiques.

Protéger, c’est déjà ne pas saccager bien évidemment!

Enrichir le capital écologique!

Restaurer l’esthétique!

Réparer enfin, service minimum à rendre aux générations futures 

Appelons à la reconquête écologique et esthétique des paysages !

Un pays sage restaure ses paysages.

Paysages Reconquis

94 rue Saint-Georges

69005 Lyon

06 83 19 20 88

paysagesreconquis@gmail.com

Site Internet:

www.paysagesreconquis.com


 


 

 

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