7- Saverne – Wangenbourg

7- Saverne – Wangenbourg

Mercredi 3 mai 2017

Voici une vidéo retraçant la septième étape d’un cheminement à travers la France, de la frontière allemande au nord de Strasbourg à, ( peut-être un jour!), la frontière espagnole au sud de Perpignan. Dans cWangenbourg-Urmatt 4 mai ette longue marche, mon attention se porte en premier lieu sur les paysages, leur protection et leur reconquête éventuelle ainsi que sur la biodiversité et sa reconquête.

Lors de cette étape je poursuis ma marche à travers le Parc naturel régional des Vosges du Nord. Il est question ici des châteaux du Haut-Barr et de Wangenbourg, des villages de la Hoube, d’Obersteigen et de la station climatique de Wangenbourg-Engenthal ainsi que du télégraphe Chappe.

Voici le texte de cette vidéo:

Devant des confitures maison nous prenons le temps d’échanger sur nos vies respectives avec mon hôtesse. La décoration de la pièce marque sa riche personnalité. Mais je dois déjà la quitter pour longer le canal et m’élever dans les faubourgs de Saverne puis m’enfoncer dans le bois… Inattentive aux marques du GR, je poursuis une piste parallèle mais bien vite mes sens m’alertent et je grimpe une rude pente plus ou moins entravée par les branches mortes. Un peu essoufflée, je finis par rejoindre la crête et le GR.

Je parviens au château du Haut-Barr du 12ème siècle et grimpe sur ses plateformes supérieures construites sur trois rochers différents. Du sommet la vue a de l’allure : Vosges du Nord, Vosges Moyennes et plaine du Rhin. A quelques pas, je suis particulièrement intéressée par cette station du télégraphe Chappe de la ligne Paris-Strasbourg qui a fonctionné entre 1798 et 1852. L’été dernier nous avions visité une station à plus de 2000 m d’altitude, près d’Aussois dans la Haute-Maurienne, rénovée elle aussi, faisant partie de la ligne Lyon-Milan.

Voici le sommet du Brotschberg et la tour-belvédère du Brotsch, élevée  en 1897 à l’occasion des 25 ans du Club Vosgien. Un écureuil furtif refuse de se laisser approcher, il disparaît comme il est apparu.

En contrebas du Rocher du Brotsch, dans un lieu insolite, une bien curieuse cuve est formée d’un bloc de grès taillé et évidé, de 2 mètres de hauteur. Servait-elle de réserve d’eau aux habitants du village fortifié celte, l’oppidum du plateau voisin ? Ou date-t-elle plutôt du Moyen-Age ?

Dans ces forêts gérées par l’Office national des forêts, l’ONF, il est logique de voir des forestiers à l’œuvre : ici ils remuent des grumes avec les pinces de leurs machines comme on soulève des allumettes….

Nouvel embranchement loupé, étourderie vite réparée cette fois-ci en dévalant une pente pleine d’embûches. C’est alors que le ciel s’obscurcit soudain à l’horizon. Je parcours à grandes enjambées la clairière qui s’ouvre à moi et passe rapidement sous des lignes électriques pour rejoindre les sous-bois d’une sapinière devenue bien sombre, presque noire. Les premières gouttes de pluie tombent déjà, j’allonge encore le pas, passe devant la clairière de la Hardt, dévale un vallon, franchis un petit pont puis remonte par un joli sentier bordé de murets. La pluie s’accélère tout comme mon pas quand j’avise une maison aux volets fermés, une des premières maisons du village de la Hoube. Sous l’avancée du toit je rêvasse devant les trombes d’eau chantantes qui se transforment en orage de grêle puis je repars sous la pluie jusqu’à l’église de la Hoube où je laisse s’égoutter sur le sol, sous l’œil d’un christ bonhomme, les pans de ma cape de vélo.

Je décide de prendre un raccourci par le GR 531 jusqu’à Obersteigen où je me sèche en sirotant un café bienvenu. Le soleil m’accompagne lorsque je repars sur ce GR jusqu’à la petite station climatique de Wangenbourg-Engenthal que l’on appelle Suisse d’Alsace, au pied du massif du Schneeberg. C’est justement sur l’hôtel du Schneeberg que je jette mon dévolu. Et bien m’en prend. Mes hôtes aimables me réservent une suite joliment désuète avec ses lambris, ses rideaux pastel et son salon confortable.

Avant le repas je visite les ruines du château-fort de Wangenbourg construit au 13ème siècle, son enceinte et sa cour d’honneur. Et bien sûr je grimpe au sommet du donjon, haut de plus de 20 m, d’où la vue est magnifique sur la station et les forêts alentour.

Décidément l’hôtel Schneeberg a une forte personnalité avec ces mannequins baroques qui assistent à mon repas et ces folles peintures qui ornent les couloirs.

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