27- GR7 Réservoir de la Liez – Noidant-le- Rocheux

Written by Claude CAMILLI

Réservoir de la Liez – Noidant-le- Rocheux

Jeudi 24 mai 2018

Voici une vidéo retraçant la 27ème étape d’un cheminement à travers la France, de la frontière allemande au nord de Strasbourg à, ( peut-être un jour!), la frontière espagnole au sud de Perpignan. Dans cette longue marche, mon attention se porte en premier lieu sur les paysages, leur protection et leur reconquête éventuelle ainsi que sur la biodiversité et sa reconquête.

Dernière étape de la section Remiremont-Langres : du réservoir de la Liez et de son barrage, le GR7 grimpe sur le plateau de Langres, « château d’eau de la France », confluent des lignes de partage des eaux séparant les trois bassins versants Seine Atlantique et Manche – Meuse mer du Nord – Rhône Méditerranée. A Langres, le bel hôtel du Breuil de Saint-Germain est consacré à l’œuvre de Denis Diderot, de D’Alembert et au Siècle des Lumières. Arrivée à Noidant-le-Rocheux.

Voici le texte de cette vidéo:

Quelle chance ! La journée s’annonce lumineuse.

Or il s’agit de clore par cette dernière étape la section Remiremont-Langres… Le lien sera alors fait avec la section Langres-Le Creusot parcourue en juin 2017 peu après la toute première section des Vosges du Nord que j’ai parcourue fin avril, début mai 2017. En effet, je voulais éviter de me confronter de nouveau au problème des tiques, très nombreuses dans les Vosges du Sud en juin, préférant parcourir ce massif en septembre !

Nous quittons donc le réservoir de la Liez et son barrage, réservoir qui alimente le canal de la Marne à la Saône, appelé encore Canal de la Champagne à la Bourgogne que nous longeons maintenant.

Le plateau de Langres n’a jamais été si près, droit devant moi. Daniel vient de faire demi-tour me laissant gravir le « château d’eau de la France » : car la Seine et deux de ses affluents, la Marne et l’Aube ainsi que la Meuse, rien moins y prennent leur source ! Sans parler de la Vingeanne, la Tille, l’Ource, et l’Aujon !

Ce plateau a ceci d’exceptionnel qu’il possède un point triple hydrographique européen, au village de Récourt, au confluent des lignes de partage des eaux séparant les trois bassins versants Seine Atlantique et Manche – Meuse mer du Nord – Rhône Méditerranée ! Une beauté géographique !

Par la Porte Henry IV me conduisant à l’ancien quartier des tanneurs, me voici prête à entrer dans la ville de Langres, ville réputée invincible au 17ème siècle. Je suis toujours dans le département de la Haute-Marne.

Des remparts que nous avions parcourus en juin l’an dernier, la vue plonge vers l’est sur le Réservoir de la Liez que je viens de quitter et vers les coteaux  plus au sud, en direction de la Haute-Saône. Je retrouve avec grand plaisir cette ville d’art et d’histoire, patrie de Diderot.

Magnifiques demeures renaissance comme celle-ci avec ses doubles-colonnes surmontés de masques de lions et de gorgones.

Je retrouve Daniel au musée des Lumières, installé dans ce bel hôtel du Breuil de Saint-Germain et consacré à l’œuvre de Denis Diderot, de D’Alembert et au Siècle des Lumières. Nous y trouvons une documentation très fournie sur L’Encyclopédie, ce travail gigantesque : 35 volumes, 29 années d’efforts, achevée en 1780 !

Cette harmonieuse porte des Moulins faisait partie des fortifications bastionnées du milieu du 17ème.

Alors que la tour de Navarre et d’Orval, une tour d’artillerie qui s’élève au-dessus du champ de Navarre accueillant notre camping, a été construite au siècle précédent, achevé e en 1515, excepté sa magnifique charpente et son toit ajoutés en 1825. Les casemates sont peu accueillantes mais les voûtes sont plutôt belles et imposantes.

Je quitte la ville à l’ouest par la Porte Boulière non sans un dernier regard sur la vue lointaine que permet ce plateau puis je dégringole au milieu des jardins par un charmant chemin qui me conduit vers Brévoines.

Le GR 7 remonte bientôt, à travers prés et forêts, sur un plateau cultivé en colza, orge ou blé puis il dévale vers l’église du 13ème siècle de Perrancey-les-Vieux-Moulins, bien plantée sur son assise.

Je passe devant l’extrémité sud du réservoir de la Mouche, un des quatre réservoirs qui alimentent le canal de la Marne à la Saône, grimpe à nouveau en forêt avec cette perspective sur le village que je viens de quitter, débouche sur les champs de blé pour redescendre de nouveau dans la vallée de la Mouche.

Le chemin traverse maintenant le hameau fleuri des Vieux Moulins qui semble couler des jours tranquilles, tout comme la Mouche aux eaux claires et paisibles. Splendide mois de mai qui voit pousser les fleurs, les herbes hautes, toute une végétation pleine de vitalité.

Mais voici des demoiselles bien curieuses qui accourent dans ma direction. Nous passons un long moment ensemble à nous observer. Comment ne pas être émue par ces bêtes qui trouvent peut-être  en moi un dérivatif … et moi en elles ?!

Je dois bien finir par devoir les quitter… pour m’enfoncer de nouveau dans la forêt. Suivre la Mouche. Observer les ancolies. Ressentir la sérénité qui se dégage de chacun de ces troncs. M’emplir d’un sentiment de sécurité à suivre ces allées forestières…

Les couleurs en cette fin d’après-midi ont quelque chose de glorieux. L’arrivée à Noidant-le-Rocheux, but ultime de cette étape et donc de cette section… et par là même, du trajet Lauterbourg-Le Creusot, première moitié de la traversée Lauterbourg-frontière espagnole, cette arrivée décuple ma joie et ma soif de marche et de liberté.

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