34- GR7 Chamboeuf-Arcenant Côte d’Or 9 juin 2017

Written by Claude CAMILLI

34-  Chamboeuf-Arcenant     GR7

Côte d’Or   9 juin 2017

Voici une vidéo retraçant la 34 ème étape d’un cheminement à travers la France, de la frontière allemande au nord de Strasbourg à, ( peut-être un jour!), la frontière espagnole au sud de Perpignan. Dans  cette longue marche, mon attention se porte en premier lieu sur les paysages, leur protection et leur reconquête éventuelle ainsi que sur la biodiversité et sa reconquête

Lors de cette étape sur le GR7 en Côte d’Or, je poursuis ma marche à travers la région Bourgogne-Franche Comté. Il est question ici de Chamboeuf, des « Hautes Côtes » et de la « Côte viticole », de digitales jaunes, du Val de Vergy, de Reulles Vergy, de Hautes Côtes de Nuits,  de la butte de Vergy, de Bourgogne Romanée-conti, de  l’Etang Vergy et de l’abbaye bénédictine de Saint-Vivant, de Bévy et  de Collonges-lès Bévy, de  Chevannes, d’Arcenant et enfin de Nuits-Saint-Georges!…

Voici le texte de cette vidéo :

Coup d’œil sur le village de Chamboeuf, particulièrement accueillant pour les amis randonneurs à qui, fait rarissime, il offre un abri public en autogestion, espace de repos et d’information. A la sortie du village, nous bricolons, Daniel et moi, pour trouver le chemin à travers les champs. Puis en avant pour les « Hautes Côtes » et la « Côte viticole » ! Les renards sont-ils venus souiller ces petites fraises des bois ? Abstenons-nous de les cueillir ! Après les champs, la forêt avec ses plantes herbacées, ici les digitales jaunes, particulièrement toxiques. Quelques feuilles seulement peuvent provoquer la mort. Elles sont gentilles ces fleurs que les Anglais nomment foxglove« gants de renard » et les Allemands, Fingerhut, « chapeau de doigt » ! Le sentier s’enfonce sur près de 7 kilomètres dans la combe en sous-bois où pullulent vraisemblablement de vilaines tiques. Séparation ici : Daniel doit retourner à Lyon tandis que je poursuis seule mon chemin. Je saurai plus tard qu’il a fait halte à Gevrey-Chambertin à quelques lieues de là, où, devant un bon plat et un verre du liquide fameux, il ne s’est pas négligé ! Je me retrouve à arpenter le Val de Vergy, à tomber sur une route de campagne qui grimpe jusqu’à Reulles Vergy, patelin situé au milieu des vignobles des Hautes Côtes de Nuits. Tiens, ce lavoir-ci est bien curieusement situé en-dessous de la mairie ! Je grimpe maintenant sur un éperon rocheux, la butte de Vergy, terre des seigneurs de Vergy depuis le Moyen-Age jusque vers 1630. Du château, il ne reste que de pauvres ruines. Mais l’église Saint Saturnin est debout. Je chemine sur la crête et profite de belles échappées sur les Hautes Côtes et le village de l’Etang Vergy. Et bientôt je passe devant les ruines de l’abbaye bénédictine de Saint-Vivant qui date du 9ème siècle. L’abbaye exploite pendant 650 ans, entre autres vins, les vins de Bourgogne Romanée-conti, autrefois nommé Cloux des cinq journaux! Cloux pour clos et journal pour une superficie de près de 3 ares et demi. Prestigieux tout cela !

Me voici foulant les vignes des Hautes Côtes de Nuits ! Puis je traverse le village de  l’Etang Vergy et longe son lavoir, avant de repartir à l’assaut d’une Côte qui me conduit vers Bévy puis Collonges-lès Bévy. C’est à sa sortie que se cache derrière ses grilles, ce charmant château, aux toits couverts de tuiles vernies. Tuiles que je retrouve bientôt sur le clocher de l’église du village de Chevannes.

Autour de moi, des vignes, des champs de céréales et quelques restes de forêts que je traverse avant de déboucher sur le village d’Arcenant, but de mon étape et dont je dévale les ruelles à la recherche d’un toit pour cette nuit. Une femme sympathique me propose bien un gîte mais pas le couvert. Il ne me reste donc qu’à faire du stop devant cette ancienne fontaine à pompe et cette astucieuse cabine de distribution automatique de baguettes de pain frais ! Un couple, ami des randonneurs, m’invite rapidement à monter dans sa voiture et me voici bientôt dans la petite ville de Nuits-Saint-Georges, un nom qui chante joyeusement à mes oreilles ! En m’installant dans ma chambrette de l’hôtel Ibis, je me frotte les mains à l’idée du restaurant à l’excellent menu bourguignon que je viens de dénicher, menu que je vais arroser bien évidemment avec un verre de Nuits-Saint-Georges. Je lève mon verre à la suite de ma randonnée à travers les vignes… et le savoure à ma santé, ou plutôt à celle de mes pieds, braves pieds. L’opération de l’un, le droit, a eu lieu en décembre dernier et l’autre aura lieu en janvier prochain…

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