Conférence sur les paysages février 2018

Written by Claude CAMILLI

Conférence sur les paysages février 2018

Par Claude Camilli20140903_153947-300x169

Voici un podcast vous donnant le contenu  de cette conférence.

Vous pouvez écouter ce podcast en live en cliquant sur le bouton triangle.

Voici aussi le texte de cette conférence:

Bonjour à vous tous. Merci de votre accueil et de votre écoute que j’espère bienveillante.

Ce soir, j’ai une pensée particulière pour mon père qui, dans les années cinquante et soixante, parcourait les petites routes de France, les routes blanches de nos cartes Michelin jaunes, au rythme de la marche ou de l’aronde, et nous donnait le goût et le sens des paysages.

Depuis j’ai mal quand un paysage s’abîme. Vous aussi sans doute …

J’ai donc créé l’association Paysages Reconquis qui a pour but d’appeler à la reconquête des paysages.  Reconquête écologique et esthétique et dont les mots clés de sa raison d’être sont : protéger, réparer, enrichir. Elle y accueille des étudiants de BTS en Gestion et protection de la nature, mais toujours sur le thème des paysages. Je vous en parlerai lors du débat si des questions se posent à ce sujet.

Je vous livre trois remarques qui me tiennent à cœur avant de commencer :

  • Je parlerai ici de tous les paysages. J’insiste : des paysages agréables ou remarquables mais aussi et surtout des paysages ordinaires,
  • Je veux ensuite rappeler que le paysage est un bien commun au même titre que l’eau, l’air et la biodiversité.
  • Enfin comme je préfère toujours envisager le côté positif plutôt que négatif, en termes de paysages je préfère donc parler de reconquête plutôt que de saccage. Attention cependant !Restauration, réhabilitation, reconquête, réparation de paysages : dans mon esprit il ne s’agit pas d’un retour nostalgique à un quelconque passé !

Les paysages ont toujours évolué et doivent continuer d’évoluer. Ils sont façonnés par les paysans, les architectes, les urbanistes… et bien sûr par chacun d’entre nous…

Force est de constater que malheureusement très souvent ils se détériorent.

Alors je pense que nous leur devons, d’urgence, toute notre attention. Tous nos soins.

  • En deux mots donc, vous le connaissez ce côté noir, la face sombre qui devient extrêmement inquiétante: Epuisement des ressources, défiguration du visage de la terre, pollution industrielle, urbanisation massive… La mondialisation s’accompagne d’une banalisation de nos paysages et par là d’une perte d’identité.

Plus grave : à l’écart dramatique entre riches et pauvres s’ajoute une fracture de l’espace. A l’opposé des lieux d’élection pour les plus riches, l’ethnologue et anthropologue  Marc Augé dénonce, je cite : la « prolifération des non lieux, lieux de transit ou d’errance, lieux d’éjection ou de déjections ».

Oui, ce sont ces lieux qui ne font pas sens : lotissements à perte de vue, ronds-points en prolifération constante, zones industrielles, artisanales, commerciales, avec, dans la famille des marchés, les inter, les super, les hypermarchés… Les zones urbaines, périrubaines, suburbaines, les pôles : pôles de compétitivité, d’excellence, de compétence, de développement, les technopôles… Les clusters… Les parcs d’activités, parcs logistiques… Les centres d’affaires, les pépinières… Les voies : voies rapides, express, de contournement, d’évitement… Les ponts, les autoponts, les déviations… Les routes, les autoroutes, les nœuds routiers… Les murs : murs de camions, murs de béton vert que sont les kilomètres de haies de thuyas…

Rappelons au passage ce constat terrifiant : l’équivalent d’un département français de terres arables disparait tous les 7 ans en France.

Mais c’est sous un tout autre angle que je veux parler de paysages.

Une rentrée avec ses sens

Je rentre dans un paysage, plutôt que je l’observe. Mes sens s’éveillent, tous mes sens : les formes et les couleurs s’animent, les fleurs à mes pieds parfument l’air, la tourterelle au loin roucoule,  la brise légère souffle  sur ma peau, le brin de serpolet  ramassé dévoile son goût sublime… Comprenons que le paysage perçu est nécessairement subjectif.  C’est moi qui suis là et c’est sur moi qu’agit le paysage : soudainement je suis le siège d’émotions, des sentiments s’imposent, des pensées s’élaborent… je me projette en lui et lui s’imprime en moi.  Il est autant extérieur qu’intérieur. Entre mon état d’âme et le paysage, c’est le double sens, la réciprocité. Écoutons Nietzsche : « Dans bien des sites naturels nous nous redécouvrons nous-mêmes avec un agréable frisson : c’est le plus beau cas de double qui soit ».

Sans oublier mon sixième sens qui m’indique que, malgré les apparences, je ne suis pas seule : Toute une vie fourmille là, discrète, voire invisible, nichée dans tous les recoins du sol, du ciel, des étendues qui m’enveloppent.

Joie et ouverture au monde

Si une voix intérieure me chuchote : ce paysage est unique, ce paysage que mes yeux voient, que mon corps sent, alors une joie s’installe en moi, mon cœur se dilate et s’ouvre au monde. Mes yeux courent sur les formes, atteignent  l’horizon mais celui-ci est loin d’être une limite car mon imagination prend le relais : qu’y a-t-il donc derrière cet horizon ? Cet horizon  est d’ailleurs mobile : si je me déplace, il se déplace à son tour. Si je ne bouge pas, mon imagination s’active alors, elle m’ouvre au monde et, dans un mouvement d’expansion, je glisse au reste du monde. Tout paysage communique d’horizon en horizon avec le monde entier. J’y reviendrai.

Pensée et paysage

Je veux aborder maintenant, hélas très rapidement, le lien que fait Michel Collot entre paysage et pensée dans son livre qu’il a intitulé : La Pensée-paysage. L’expérience sensible, (celle que je peux avoir par exemple devant l’admirable montagne ou devant le pathétique étalement urbain), est source de sens. En d’autres termes, la perception est déjà un acte de pensée.

Présence d’un site, perception et représentation de ce site : ces trois éléments interagissent. Le paysage donne à penser. En d’autres termes, il y a emprise du lieu sur la pensée.

Le paysage donne à penser et il donne à penser autrement. Si on prend au sérieux la perception du paysage on réunit ce que la philosophie dissocie souvent, le sensible et l’intelligible.

Michel Collot fait  l’hypothèse d’une continuité entre les phénomènes naturels et les processus cognitifs, retrouvant  (je cite) « les intuitions de la pensée chinoise traditionnelle qui unissait dans un même flux vital les souffles qui parcourent les paysages et les corps vivants  et ceux qui inspirent la pensée et la parole humaine.»

Le paysage donne à penser le lien entre la nature et nous.

Il fournit un modèle pour penser la complexité : Plongée dans un paysage, même si mes pensées sont éphémères ou à peine conscientes, je ne peux que sentir l’interaction de la nature et de la culture, du temps et de l’espace, de l’individu et de la société.

Car le paysage est à la fois naturel et humanisé. Il est une portion de territoire en lien avec l’espace plus large, possédant sa propre histoire et racontant donc le temps qui passe. Il me parle de moi-même en tant qu’individu mais il parle aussi aux autres auxquels je suis rattachée, à la communauté, à la société. Ouverture à l’altérité.

Le paysage est par excellence une de ces « entités multidimensionnelles et complexes, animées de processus interactifs », selon la formule d’Edgar Morin. Et dès lors (je cite de nouveau Michel Collot), « pour rendre compte de la complexité de phénomènes tels que le paysage, il faut substituer à une pensée qui isole et sépare, une pensée qui distingue et relie »

Michel Collot fait également l’hypothèse, aussi jolie qu’efficace, que si le paysage donne à penser, la pensée, de son côté, se déploie comme paysage.

Perte du monde/Retour au sensible

Qui n’a jamais ressenti un jour l’impression de se retrouver hors-sol ? D’avoir soudainement un furieux besoin d’ancrer ses deux pieds dans la terre, de s’immerger dans la nature ?

Michel Serres déplore que « devenue abstraite, inexpérimentée, l’humanité…décolle vers les signes… et n’a plus de rapport, dans les villes, à la vie, ni aux choses du monde. Nous ne sommes plus là. Nous errons, hors de tout lieu ». Et le philosophe  Jean-Luc Nancy pense qu’un retour au sensible doit permettre de retrouver un « sens du monde […] antérieur […] à toute construction intellectuelle ». Le paysage peut participer à ce retour, à cet ancrage.

« Prendre en réparation »

Longtemps l’homme s’est considéré comme partie prenante de la nature : il pensait en elle et avec elle. Longtemps il a dépendu d’elle. Puis progressivement il s’est mis à la dominer pour finir par se séparer d’elle. Mais face à l’ampleur des désastres qu’il a déclenchés, il est peut-être en train de la retrouver. Par la force des choses…. Elle a fini par se rappeler à lui.

Il semble donc que nous commencions à le retrouver ce « sens du monde »… Oh ! Certes le mouvement n’en est qu’à ses balbutiements, nous commençons à être soucieux et donc nous commençons à nous soucier de la nature, à nous soucier des paysages…

Mais nous devons repenser totalement la relation de l’homme à la nature : bannir définitivement le mode de domination pour adopter celui de l’interaction, de la collaboration.

Y aurait-il émergence d’un nouvel humanisme?, se demande Michel Collot.

Après les désastres de la guerre, le poète Francis Ponge  appelait de ses vœux (je le cite) à « prendre en réparation » simultanément l’homme et le monde en les réunissant par une (je cite) « nouvelle étreinte ». Faut-il, dans une « nouvelle étreinte » « prendre en réparation » l’homme et la nature, l’homme et le paysage ?

Europe et paysages

Europé est une déesse grecque qui doit son nom à ses grands yeux. Europe viendrait du grec eurus  qui signifie large et ops le regard. Europe aux larges yeux est donc celle qui « voit large, « qui voit loin ».

Quand, grimpant au sommet d’un château-fort médiéval dans les Vosges du Nord ou sur le Mont Thabor vers la frontière italienne, je domine l’immensité, mon regard parcourt l’horizon et ma pensée file au-delà : Merveilleuse ouverture sur l’ailleurs et sur l’inconnu.

Je suis en Europe. Le paysage n’a pas de frontière. Il est un bien commun comme l’eau du Rhin ou la flore et la faune qui courent au-delà des crêtes frontalières.

Et par les émotions qu’il procure, le paysage produit un formidable socle à l’idée européenne, un des lieux dans lequel une identité européenne peut s’incarner.

D’ailleurs dans son livre « Une certaine idée de l’Europe », l’écrivain polyglotte, George Steiner, fait du paysage un des cinq piliers de l’identité culturelle de l’Europe (avec, entre autres, les cafés, et les noms des places et des rues !)

Rappelons au passage que ce mot se traduit par Landschaft en allemand, landschap en néerlandais et landscape en anglais et que, sans conteste, il existe une culture européenne du paysage.

Mais l’idée de l’Europe ne prend son véritable sens que s’il y a projet, que si chacune des nations qui la composent se projette dans un devenir commun.

Menace écologique

Or voici  que depuis vingt ans (même si les premiers avertissements datent des années 70) les menaces s’invitent dans les chaumières, les premiers désastres écologiques devrais-je dire plutôt. Or ces menaces et ces drames écologiques, qui arrivent  souvent d’ailleurs sans crier gare et volant en escadrilles, ignorent les frontières. Je parle là de pollution de l’eau, de pollution de l’air, de pollution des sols et de la perte de biodiversité dont on est loin d’avoir mesuré l’ampleur. Mais je parle aussi d’un phénomène que le sociologue et philosophe Bruno Latour développe magistralement dans son livre intitulé : Face à Gaïa. Entrés dans l’ère de l’Anthropocène, nous constatons, je cite, que: « L’ancienne Nature disparaît et laisse la place à un être dont il est difficile de prévoir les manifestations. Un être loin d’être rassurant.» Car il réagit à toutes les agressions qu’il supporte.

Du tangible pour retomber sur terre : la Convention européenne du paysage

La prise de conscience de ces menaces qui pèsent sur un patrimoine naturel et culturel commun a abouti à la Convention européenne du paysage. Celle-ci a été signée en 2000 à Florence et la France l’a ratifiée en 2006. Autant dire que c’est une histoire récente !

Avant de dérouler ses objectifs de protection et de gestion et de proposer des définitions communes pour davantage d’efficacité, cette Convention rappelle :

  • Quelle est l’importance de la diversité des paysages alors que la banalisation des paysagesest déjà bien avancée.
  • Que les paysages participent à l’intérêt généraldans tous les domaines, culturel, écologique, environnemental et social, qu’il concourt à l’élaboration des cultures locales, à la qualité de vie des populations.
  • Qu’ils représentent donc un patrimoine commun et font partie du cadre de vie, et ceci, qu’ils soient quotidiens, dégradés ou exceptionnels, sans distinction, ni hiérarchie de valeurs.
  • Qu’ils constituent un élément essentiel du bien-être individuel et social.
  • Enfin cette Convention affirme que la protection du paysage, sa gestion et son aménagement impliquent des droits et des responsabilités pour chacun.

Vitale reconquête des sols  ou  Sauvons les sols d’Europe

On a tendance à les oublier ! Pourtant les sols constituent une des ressources les plus stratégiques de l’Europe comme du reste de la planète. Eux-aussi forment un héritage commun qui doit être protégé car les menaces qui pèsent sur eux ne sont pas minces : érosion, imperméabilisation, appauvrissement en matières organiques, perte de biodiversité, contamination par les secteurs industriels, agricoles et sylvicoles.

Pour rappeler quelques évidences, je m’appuie maintenant sur l’introduction au colloque « Pays, paysans, paysages » auquel j’ai participé l’an dernier à AgroParis Tech (Colloque organisé à l’initiative de La Fondation René Dumont, du Musée du Vivant et du Mouvement Utopia). Rappelons-nous que René Dumont  a été le premier candidat écologique à la présidence de la République, à l’époque copieusement moqué par les médias.

Les paysans font le paysage, ils aiment le faire et ils en sont fiers.

Mais notre agriculture industrielle est en crise – je ne parle pas ici de la condition désastreuse des agriculteurs, ce n’est pas le sujet – mais en termes de sols et de paysages : les parcelles sont remembrées, les haies sacrifiées, les sols érodés, détruits par une irrigation et des labours trop fréquents, les rotations des cultures trop rapides, les champs arrosés de pesticides, les élevages confinés dans les conditions que l’on sait…

Il s’en suit des paysages totalement défigurés, des bocages en disparition, une pollution croissante de l’air et des eaux, on l’a dit, la prolifération d’algues vertes sur le littoral, l’effondrement des abeilles, et, on vient d’en faire l’amère expérience, des inondations plus fréquentes et dramatiques dans les vallées. J’en passe.

Il s’en suit aussi une poursuite de l’exode rural qui entraîne  la fermeture des magasins, des café-tabacs, des écoles, des postes et autres services publics, la désertification de « pays » et l’artificialisation des meilleures terres agricoles sous la pression foncière.

Je sais : le tableau vire à l’apocalypse… mais je ne veux pas en rester là.

Car à l’opposé, des gens se battent. A l’opposé apparaissent d’autres systèmes de production agricole, des agricultures non conventionnelles, intensément écologiques et résilientes, des agricultures paysannes plus respectueuses des paysages, des agricultures artisanales, exigeantes en travail, intensives en emploi, plus soucieuses de sauvegarder la biodiversité et la qualité de vie dans les campagnes, enfin assurant une alimentation de qualité.

Et en ce qui concerne le sol qui nous préoccupe ici, ces systèmes agricoles bonifient cette matière première organique qu’est le sol, le régénèrent, le reconquièrent. Processus de restauration malheureusement plus lent que le processus de destruction. Certains estiment que l’on perd l’équivalent d’un département tous les 2 ans de matière organique.

J’ai parlé de reconquête des sols car il ne nous échappe pas que sans sols pas de paysages ! Le sol est partie intégrante du paysage.

Des reconquêtes paysagères : quelques exemples

La DREAL d’Auvergne-Rhône-Alpes, en fait l’ex Direction régionale de l’environnement, la DIREN   a établi un classement de familles de paysages cohérent. Elle distingue :

1- Les paysages naturels

2- Les paysages naturels de loisir

3- Les paysages agraires

4- Les paysages ruraux patrimoniaux

5- Les paysages émergents

6- Les paysages marqués par de grands aménagements

7- Les paysages urbains et semi urbains

Je vais me servir de ce classement pour donner quelques exemples de reconquêtes paysagères.

Pour les paysages naturels

  • reconquête des milieux forestiers ou pastoraux, des prairies sèches, des marais, des alpages

Pour les paysages naturels de loisir

  • démontage des installations de ski obsolètes, réengazonnement

Pour les paysages agraires

  • reconquête des berges des rivières
  • nettoyage des broussailles et forêts après fermeture du paysage
  • nettoyage des zones de plantes invasives comme la Renouée du Japon
  • élimination des décharges, des dépôts sauvages
  • remembrement en vue d’un remaillage écologique  et donc restauration du  réseau écologique européen

Pour les paysages ruraux patrimoniaux

  • restauration des terrasses (de châtaigneraies, d’oignons, d’oliviers, de vignes), des murs de pierres sèches
  • restauration des bocages

Pour les paysages émergents

  • élimination de « points noirs paysagers »
  • arrêt des lotissements banalisés, arrêt du mitage systématique

Pour les paysages marqués par de grands aménagements

  • reconquête des friches industrielles
  • réhabilitation des carrières
  • démantèlement de poteaux électriques inutilisés
  • arrêt du colmatage progressif des fonds de vallées alpines

Pour les paysages urbains et semi urbains

  • limitation de l’étalement urbain
  • destruction des panneaux publicitaires dans les entrées de ville
  • reconquête des espaces publics
  • aménagement de coulées vertes et réintroduction de la nature en ville

Voilà, vous avez un aperçu de ce qui peut être fait et de ce qui est déjà fait.

J’aurais aimé aborder d’autres points fondamentaux. Parler par exemple de l’extension des mégalopoles dont les limites se diluent. Parler de la nécessaire reconstruction de véritables « paysages urbains ». Car des villes peuvent devenir paysage dès lors qu’elles s’insèrent dans leur environnement, dès lors que des espaces ouverts laissent pénétrer le ciel, la lumière, l’eau, le végétal…

Je n’ai pas parlé non plus des parcs, nationaux, régionaux, des espaces naturels, des sites protégés, des réserves, des conservatoires. De leur rôle primordial mais aussi de leur limite, voire de leur danger car il ne s’agit pas de transformer en musées quelques paysages privilégiés et de se permettre par ailleurs de saccager le reste par un aménagement du territoire que l’on sait soumis trop souvent à des logiques technocratiques ou spéculatives.

La modernisation est inéluctable. Nous devons l’assumer. Réparer, construire des paysages qui permettent la respiration, qui ouvrent les horizons, qui abolissent le sentiment d’enfermement.

En conclusion, je formule le souhait que définitivement sages, les femmes et les hommes chevillés à leurs terres, leur territoire, leur terroir, tournent leur regard averti vers leur « pays ». Qu’ils prennent la mesure du soin qu’ils lui doivent, tel est bien le vœu de notre association. Que notre appel à la reconquête, qu’elle soit esthétique, écologique ou plutôt les deux à la fois car étroitement liées, soit entendu toujours davantage. Que les démarches exemplaires des uns et des autres participent à la duplication des bonnes pratiques…

Et pour conclure

 « Un pays sage restaure ses paysages ».

Je vous remercie de votre écoute.

1 thought on “Conférence sur les paysages février 2018

  1. honor andré says:

    bravo CLAUDE que tes souhaits que nous partageons soient exaucés….André

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